«Moins cher qu’une baguette» : le laboratoire Upsa demande une hausse du prix de la boîte de paracétamol
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«Moins cher qu’une baguette» : le laboratoire Upsa demande une hausse du prix de la boîte de paracétamol Par Thomas Engrand Le 2 juin 2026 à 10h19 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Suivre Sujets paracétamol Médicaments Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Les deux marques de paracétamol d’Upsa, le Dafalgan et l’Efferalgan, sont des petits poucets face à l’ogre Doliprane. François BOUCHON / Le Figaro La présidente du laboratoire pharmaceutique français, Isabelle Van Rycke, estime que le prix actuel du paracétamol (76 centimes d’euro) pénalise son entreprise, qui fait le choix de produire en France. Elle demande une revalorisation de 10 centimes. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Il y a ceux qui décident d’investir en France et ceux qui y produisent déjà. Le laboratoire pharmaceutique tricolore Upsa fait partie de la seconde catégorie. Un choix qui implique des coûts importants. Or, le prix actuel de certains médicaments rend l’équation difficile. De passage sur le plateau de BFM Business lundi matin, la présidente d’Upsa Isabelle Van Rycke a rappelé «qu’une boîte de paracétamol aujourd’hui en France c’est 76 centimes, moins qu’une baguette de pain». Elle appelle donc l’État à «prendre ses responsabilités» en augmentant son prix de 10 centimes. Un juste retour d’ascenseur pour l’attachement au «made in France» dont Upsa fait preuve, selon sa présidente. «On produit 100% de nos médicaments en France. 98% de nos salariés sont en France et on paie nos impôts en France», a rappelé Isabelle Van Rycke. Un lien avec l’Hexagone qui dure depuis 90 ans et qui va encore s’amplifier puisque, à compter «du 1er janvier 2027, 100% de la production, du principe actif jusqu’à la distribution, sera faite en France», a-t-elle ajouté. De fait, Upsa est aujourd’hui le premier employeur du Lot-et-Garonne. À lire aussi Comment le Doliprane est né d’une robe de soie et d’une erreur de livraison Passer la publicité Publicité Dans l’ombre du Doliprane Malgré cette présence en France, le laboratoire souffre d’un déficit de notoriété face au géant Sanofi. C’est également vrai sur le segment du paracétamol, qui représente aujourd’hui 75% des ventes d’Upsa avec ses deux marques, le Dafalgan et l’Efferalgan, des petits poucets face à l’ogre Doliprane. Ce dernier représente environ les trois quarts des 430 millions de boîtes de paracétamol vendues en 2025. Si Upsa fabrique 100% de ses médicaments en France, à Agen (Lot-et-Garonne), l’entreprise, un temps détenue par le laboratoire américain BMS, a été rachetée en 2019 par le japonais Taisho Pharmaceutical, une société familiale. Preuve que production en France et actionnariat étranger ne sont pas forcément antinomiques. «Avant ce rachat, nous perdions des parts de marché sur le paracétamol en France. Nous avons cessé d’en perdre car nous avons réinvesti. Et nous en gagnons à l’étranger», expliquait fin 2024 Isabelle Van Rycke. Upsa exporte 55% du paracétamol qu’il produit. Il affirme être numéro un en Belgique, en Grèce et en Suisse.





