Faire marche arrière sur une autoroute en Algérie est sévèrement puni par le Code de la route.
Les accidents qui en résultent sont souvent graves. Les conducteurs roulent à grande vitesse et ne s’attendent nullement à tomber nez à nez avec un véhicule qui recule en pleine autoroute.
Ce genre de comportement peut faucher des vies humaines ou causer un handicap irréversible.
Faire marche arrière sur une autoroute en Algérie : la Gendarmerie Nationale rappelle la loi
Pour sensibiliser les conducteurs et les inviter à plus de vigilance, la Gendarmerie nationale vient de publier un communiqué sur sa page officielle : Tariki.DZ. Elle rappelle les sanctions prévues par le Code de la route 2026 : des peines de prison pouvant aller jusqu’à 5 ans et des amendes susceptibles d’atteindre 200.000 DA.
Cet été, les drames de la route se sont multipliés. De nombreuses familles ont été endeuillées à cause de l’inconscience et de l’irresponsabilité des conducteurs. Cette recrudescence est due notamment à l’excès de vitesse, la conduite sous l’emprise de psychotropes, et d’une façon générale au non-respect du Code de la route.
Carambolages en série
Faire marche-arrière sur l’autoroute, le phénomène n’est pas nouveau, mais il est en constante augmentation sur les routes algériennes. Vous roulez tranquillement sur une voie rapide et soudain, vous êtes obligé de piler pour éviter d’emboutir un véhicule, qui a raté une sortie et qui recule devant vous, comme s’il se trouvait sur un parking.
Et c’est le choc : collisions arrière à grande vitesse, carambolage impliquant plusieurs véhicules, blessures graves, décès…
Pourtant la réglementation algérienne est claire sur ce point : il est strictement interdit de faire marche-arrière ou demi-tour sur la voie rapide.
Sanctions prévues
La gendarmerie nationale fait une piqûre de rappel à travers son communiqué publié sur sa page Tariki : « Faire marche arrière sur une autoroute est puni par l’article 136 de la loi n° 26-09 du 12 mai 2026 portant Code de la route en Algérie », met-elle en garde.
Cette manœuvre est considérée comme un délit au regard de sa dangerosité extrême sur les voies rapides.
Pour les véhicules légers, la loi prévoit un emprisonnement de 6 mois à 2 ans et une amende de 50.000 DA à 200.000 DA.
Quant aux poids lourds et transports professionnels (transport en commun, scolaire, marchandises, matières dangereuses), la sanction s’alourdit : emprisonnement de 3 à 5 ans ainsi qu’une amende fixée entre 300.000 DA et 500.000 DA.
Mieux vaut prévenir que guérir. Les conducteurs sont appelés à redoubler de prudence afin d’éviter les accidents causés par ce genre d’infraction.
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