«Main de Dieu», attentat de Schumacher, but fantôme… Les plus gros scandales de l’histoire de la Coupe du monde
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«Main de Dieu», attentat de Schumacher, but fantôme… Les plus gros scandales de l’histoire de la Coupe du monde Par Hugo de Ranter Le 11 juin 2026 à 06h50 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets football Coupe du Monde 2026 Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp La main de Dieu de Diego Maradona (1986), la faute de Harald Schumacher sur Patrick Battiston (1982) et l’exclusion de Zinédine Zidane (2006). Icon Sport En 96 ans d’existence, la Coupe du monde a connu de nombreuses polémiques suite à des décisions arbitrales contestables. Retour sur les plus grandes controverses qui ont marqué l’histoire de cette compétition. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Sommaire Le but fantôme de Geoffrey Hurst (1966) Le «match de la honte» (1982) La nuit de Séville (1982) La «main de Dieu» (1986) Le huitième de finale entre la Corée du Sud et l’Italie (2002) La finale Italie-France (2006) Afficher plus Le but fantôme de Geoffrey Hurst (1966) En finale de sa Coupe du monde, qu’elle accueille pour la première fois de son histoire, l’Angleterre, berceau du football, retrouve l’Allemagne de l’Ouest, après un parcours convaincant, bien que marqué par un but controversé inscrit par leur attaquant Geoffrey Hurst en position de hors-jeu en quart de finale, contre l’Argentine. En finale, rebelote. À découvrir Le calendrier complet de la Coupe du monde 2026 Coupe du monde 2026 : dates, lieu et format En prolongations, alors que le score est de 2-2 entre Britanniques et Allemands, l’attaquant anglais, en bonne position dans la surface adverse, tire. Le ballon frappe la barre transversale, rebondit sur la ligne, revient en jeu et est dégagé par un défenseur allemand. Mais l’arbitre de la rencontre, le soviétique Tofik Bakhramov, valide bien le but, qui donne l’avantage à l’Angleterre. Passer la publicité Publicité Celle-ci s’impose finalement 4-2 et décroche son premier - et pour l’instant unique - titre de champion du monde, quelques minutes plus tard. Probablement le plus polémique de l’histoire de la Coupe du monde et qui restera à jamais dans la mémoire collective. En particulier lors du huitième de finale de la Coupe du monde 2010, en Afrique du Sud, lorsque le milieu anglais Frank Lampard, d’une frappe lointaine, marque, d’une frappe lointaine, un but similaire (mais valable) refusé par l’arbitre. Une décision qui profite à... l’Allemagne, adversaire des Anglais ce jour-là. Aujourd’hui, avec l’arbitrage vidéo et la «goal line technology», une telle décision arbitrale n’aurait jamais été prise. Le «match de la honte» (1982) Lors de la Coupe du monde 1982, les voisins allemands et autrichiens se retrouvent dans le groupe 2, avec l’Algérie et le Chili. Après les deux premières journées, les trois premières peuvent se nommer, avant les matchs entre l’Algérie et le Chili d’une part, et entre l’Allemagne de l’Ouest et l’Autriche d’autre part, qui se disputent sur deux jours différents. L’Algérie l’emporte 1-0 face au Chili et monte provisoirement à la 2e place, devant les Allemands et derrière les Autrichiens. Or, ces deux équipes connaissent le résultat et les différents résultats qui les qualifieraient pour le tour suivant... possiblement ensemble. Disputé le lendemain, le match bascule à la 11e minute, lorsque l’Allemagne de l’Ouest ouvre le score. Le scénario rêvé : dans cette hypothèse, les Allemands dépasseraient l’Autriche et l’Algérie. C’est ainsi que le match devient une mascarade. Les deux équipes, assurées de se qualifier, arrêtent tacitement de jouer pendant tout le reste du match. Les joueurs ne tentent (presque) rien et se contentent de faire tourner le ballon, pour conserver ce score. Le public qui assiste à ce «spectacle» désapprouve, crie, siffle, fait entendre sa colère, en particulier des Algériens présents en tribune. Mais rien ne change : cet accord tacite tient jusqu’au bout. Après 90 minutes de non-jeu, l’Allemagne s’impose 1-0 et dépasse l’Autriche, également qualifiée, alors que l’Algérie est éliminée. Cette prestation scandaleuse des deux équipes est vigoureusement critiquée de toute part et pousse la FIFA à agir. Dès la prochaine édition, pour éviter une telle situation, les deux matchs de la troisième journée de la phase de groupe se disputeront le même jour et à la même heure, pour assurer du spectacle et, surtout, de l’équité sportive. Et éviter de voir le pire spectacle possible dans la plus grande des compétitions de football. Passer la publicité Publicité La nuit de Séville (1982) Quelques jours après avoir disputé le «match de la honte», l’Allemagne de l’Ouest se retrouve face à la France de Michel Platini, Dominique Rocheteau et Marius Trésor en demi-finale du Mondial espagnol, à Séville. Cette fois-ci, la rencontre est pleinement disputée... et marquée d’une décision arbitrale en faveur des Allemands que les Français, près de 45 ans après, n’ont pas oubliée. À la 57e minute de jeu, alors que le score est de 1-1 entre les deux équipes, le libéro Patrick Battiston, entré en jeu, est envoyé en profondeur par Michel Platini et se retrouve à l’entrée de la surface. En avance sur la défense et le gardien allemand, Harald Schumacher, le défenseur tricolore voit sa reprise passer à côté des buts, mais il est alors heurté de plein fouet par le portier adverse, qui ne joue pas du tout le ballon. Battiston, gravement touché au niveau de la tête par la hanche de Schumacher, s’écroule au sol, totalement sonné et ne se relève pas, tandis que l’Allemand ne se préoccupe aucunement de l’état de santé de son adversaire. Le contact est évidemment incontestable et le carton rouge s’impose logiquement, tant pour la gravité de la faute que l’attitude du gardien de but. Mais l’arbitre néerlandais, Charles Corver, ne donne pas de carton à Harald Schumacher. Pire, il ne siffle même pas faute en faveur de la France. Le gardien se précipite alors pour jouer… un six-mètre. De son côté, Battiston, pris de spasmes nerveux, les doigts tordus et trois dents en moins, est évacué sur une civière. Sans un pardon, sans un regard de son adversaire. Révoltés, les Bleus veulent gagner pour leur coéquipier. En prolongations, ils font le plus dur et prennent deux buts d’avance, avant de se faire rejoindre et de finalement craquer aux tirs au but. L’un des plus grands traumatismes de l’histoire du football français. Et assurément l’un des plus grands scandales arbitraux jamais vus en Coupe du monde. Passer la publicité Publicité La «main de Dieu» (1986) Un match pour l’histoire. Celui où Diego Maradona est définitivement rentré dans la légende du football. Lors du quart de finale de la Coupe du monde 1986, disputée au Mexique, entre l’Argentine et l’Angleterre, il a inscrit les deux buts les plus iconiques de sa carrière. L’un d’eux restera malgré tout entaché d’une grosse polémique. Alors que le score est nul et vierge entre les Argentins et les Anglais, le numéro 10 de l’Albiceleste reçoit le ballon dans la surface adverse, en l’air après une combinaison avec un coéquipier. Le gardien de l’Angleterre, Peter Shilton, sort, mais il est devancé par l’attaquant, qui semble marquer de la tête pour permettre à son équipe d’ouvrir le score. Mais au ralenti, l’image est claire : c’est de la main que ce but a été inscrit. Les Anglais, et particulièrement le portier, au plus près de l’action, réclament une faute de main. Mais l’arbitre, le Tunisien Ali Bennaceur, n’a pas vu le geste de Diego Maradona et valide bel et bien le but. Interrogé sur sa réalisation, l’attaquant déclare qu’il a marqué «un peu avec (sa tête) et un peu avec la main de Dieu». Nom qui sera donné par la suite à cette réalisation. Quelques instants plus tard, Diego Maradona inscrira un doublé, en partant de sa moitié de terrain et après avoir dribblé cinq défenseurs anglais. Après «la main de Dieu», le «but du siècle». Et quelques jours plus tard, un titre de champion du monde. Deux buts parmi les plus célèbres et peut-être le geste de triche le plus iconique de l’histoire du football. Le huitième de finale entre la Corée du Sud et l’Italie (2002) Lors de sa Coupe du monde, qu’elle coorganise avec le Japon, la Corée du Sud franchit aisément la phase de poule et se qualifie pour les huitièmes de finale après avoir fini à la première place du Groupe D. Face à elle, l’Italie, finaliste du dernier Euro, mais qui a eu la mauvaise surprise de finir 2e, derrière le Mexique. Dans ce huitième de finale, les Italiens partent malgré tout favoris. Mais les Sud-Coréens, motivés par leurs supporters, tiennent bon et arrachent la prolongation (1-1). C’est alors que le match entre dans une autre dimension et que l’arbitrage du Colombien Byron Moreno fait parler. Lors de la prolongation, l’attaquant italien Francesco Totti reçoit un deuxième carton jaune très sévère et est exclu, laissant la Squadra Azzurra à 10 pendant toute la fin du match. Quelques minutes plus tard, sur une belle phase offensive, l’Italie marque, mais l’arbitre invalide le but de Tommasi pour un hors-jeu inexistant. Finalement, à la 117e minute, Ahn Jung-hwan inscrit le but en or et qualifie la Corée du Sud pour les quarts de finale. Suite à ce match, le buteur sud-coréen a été renvoyé de son club italien, Perugia, le président affirmant qu’il avait «ruiné le football italien». L’arbitre Byron Moreno a, quant à lui, été par la suite suspendu et arrêté en 2010 pour trafic de drogue. La finale Italie-France (2006) Du rêve au cauchemar. Pour la deuxième finale de Coupe du monde de son histoire après son titre en 1998, l’équipe de France retrouve l’Italie, triple championne du monde. Il s’agira du dernier match de Zinédine Zidane avec les Bleus. Le maestro ouvre le score d’une «panenka» aussi somptueuse qu’insensée, sur un penalty généreux obtenu par Florent Malouda, avant que le défenseur Marco Materazzi n’égalise quelques minutes plus tard. La finale se jouera donc aux prolongations. Tout bascule à la 107e minute de jeu, lorsque l’arbitre de la rencontre, l’Argentin Horacio Helizondo, interrompt le jeu, alors que Marco Materazzi est au sol, visiblement après une altercation avec l’attaquant français David Trezeguet, que personne ne semble avoir vu. À la télévision, les images sont diffusées : le défenseur italien s’est écroulé après un coup de tête de Zinédine Zidane sur son torse. Sur la pelouse, c’est l’incertitude totale. Les Italiens, notamment le gardien de but Gianluigi Buffon, sont furieux, et demandent à l’arbitre de prendre ses responsabilités, même s’il n’a rien vu. La tension est maximale entre Marcello Lippi et Raymond Domenech, les deux sélectionneurs, ainsi qu’entre les joueurs. Finalement, interpellé par le quatrième arbitre, Horacio Helizondo prend sa décision et expulse Zinédine Zidane, pour son dernier match. La France finira à 10 et s’inclinera aux tirs au but. Longtemps après la finale, les supporters se posent plusieurs questions. Qu’est-il passé par la tête du capitaine des Bleus ? Comment l’arbitre a-t-il pris sa décision, alors qu’il n’a pas vu l’action ? De nombreuses personnes, dont Raymond Domenech, soutiendront que la vidéo a été utilisée, alors que ce système était alors refusé par la FIFA. Plus encore dénonceront l’attitude des joueurs Italiens sur le terrain. Enfin, d’autres regretteront l’absence d’exclusion de Marco Materrazzi, alors qu’il a volontairement provoqué Zinédine Zidane par des insultes violentes. Mais le mal était déjà fait.





