« Loin d’être un “naufrage” inévitable, la vieillesse, selon Bertrand Quentin, serait avant tout le révélateur des tempéraments individuels »
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Mers-les-Bains (Somme), juillet 2017. SOPHIE CHIVET / AGENCE VU « Philosophie de la vieillesse », de Bertrand Quentin, Kimé, « Philosophie en cours », 346 p., 28 € Jamais, dans l’histoire de l’humanité, il n’y eut autant de personnes âgées qu’aujourd’hui. Et leur poids va s’accentuer considérablement durant les prochaines décennies. Cette mutation entraîne une cascade de conséquences – économiques, politiques, médicales, sociétales… – dont on commence seulement à entrevoir l’ampleur et la complexité. Peu importe, dès lors, qu’on choisisse de parler des « aînés », des « anciens » ou des « seniors »… les « vieux » paraissent de plus en plus nombreux, alors que la définition même de la vieillesse reste floue. S’agit-il d’une réalité biologique inéluctable ? D’une représentation sociale fluctuante ? D’un concept philosophiquement descriptible ? D’une affaire intime, vécue différemment par chacun ? Ces interrogations s’enchevêtrent, il faut les démêler, dissiper les confusions. C’est ce que s’efforce de faire Bertrand Quentin, méthodiquement, dans Philosophie de la vieillesse. Diplômé de HEC, agrégé et docteur en philosophie, spécialiste d’éthique médicale et hospitalière, ce maître de conférences à l’université Gustave-Eiffel de Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne) est l’auteur de plusieurs ouvrages, notamment Les Invalidés. Nouvelles réflexions philosophiques sur le handicap (Erès, 2019). Avec ce nouveau livre, il explore la notion de vieillesse sous plusieurs angles, la révélant bien moins évidente qu’on ne le croit spontanément. Il vous reste 57.1% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
