«L’humour a été ma façon d’exister» : André Santini, un maire comique qui s’en va
«Quelle est la différence entre un cocu et un député ?» : florilège des petites phrases d’André Santini, connu pour ses traits d’humour Par Anais Chaline Le 1 juin 2026 à 14h50 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Suivre Sujets Politique Hauts-de-Seine Maires Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Le maire d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) s’est éteint dans la nuit de dimanche à lundi, après avoir régné sur la commune pendant près de cinquante ans. Passer la publicité Passer la publicité Publicité La commune d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) est en berne. Ce lundi matin, elle a perdu son édile, André Santini, maire UDI pendant presque un demi-siècle. L’homme de 85 ans avait été réélu en mars dernier, pour un neuvième mandat, au terme d’une campagne menée depuis son lit d’hôpital. Si l’élu était notoire pour son ancrage local, l’opinion lui reconnaissait aussi son humour, plusieurs fois primé. « L’humour a été ma façon d’exister. Cela m’a probablement coûté des portefeuilles ministériels », avait-il avoué. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro Politique avec Yves Thréard En 1989, l’octogénaire se voit décerner une première fois le Prix de l’humour politique par des journalistes. C’est une saillie à destination de l’ancien garde des Sceaux de François Mitterrand, Pierre Arpaillange, qui lui vaudra la récompense. «Saint Louis rendait la justice sous un chêne. Pierre Arpaillange la rend comme un gland», avait étrillé l’homme, surnommé «Dédé». Un an après, rebelote. L’humour d’André Santini est à nouveau reconnu et lui vaut le «Prix du récidiviste». Et c’est l’archevêque de Lyon qui en fait les frais. «Monseigneur Decourtray n’a rien compris au préservatif. La preuve, il le met à l’index», lâche le «maire bâtisseur», après l’opposition de l’intéressé à une campagne publicitaire encourageant le préservatif pour lutter contre le sida. Passer la publicité Publicité Figure du centre droit, avant de soutenir Nicolas Sarkozy en 2007, André Santini n’a pas non plus épargné son propre camp. «Alain Juppé voulait un gouvernement ramassé, il n’est pas loin de l’avoir», ironise-t-il en 1996, alors que Jacques Chirac et son premier ministre se trouvaient dans une situation politique complexe, empêtrés notamment dans un mouvement social. Une marque de fabrique Le visage d’Issy-les-Moulineaux usait de l’humour pour tacler en partie ses adversaires. «On en a fait beaucoup pour les obsèques de François Mitterrand. On n’en a pas fait autant pour celles de Valéry Giscard d’Estaing», ose-t-il en 1996 à la mort du président socialiste. Il avait été ministre lors de la cohabitation entre le premier ministre Jacques Chirac et François Mitterrand (1986-1988). Celui qui a siégé pendant près de vingt-quatre ans sur les bancs de l’Assemblée nationale, osait parfois les blagues les plus crues. «Quelle est la différence entre un cocu et un député ? Le premier n’est pas obligé d’assister aux séances!», écrivait-il dans son ouvrage Mieux vaut en rire : Défense et illustration de l’humour en politique, sorti en 1995. « Barre, c’est mon compagnon de chambre : il dort à côté de moi à l’Assemblée», s’était-il aussi amusé à raconter au sujet du premier ministre de Valéry Giscard d’Estaing. Même avec les années, cet ardent défenseur du cumul des mandats, avait encore du verbe. « Mon parti soutient Valérie Pécresse parce qu’elle s’est engagée à prolonger la ligne 12 du métro jusqu’au pont de Meudon», confiait-il au magazine Le Point un mois avant l’élection présidentielle de 2022 au sujet de la candidate désignée par les adhérents Les Républicains. Et qui a terminé la course en dessous des 5%.المصدر: Le Figaro | Source: Le Figaro
ملاحظة تحريرية | Editorial Note: نُشر هذا المقال في الأصل بواسطة Le Figaro. خبر (Khabr) هي منصة إعلامية أردنية مرخّصة تعمل بالذكاء الاصطناعي. نضيف قيمة تحريرية من خلال: تحليل ذكي للأخبار، ملخصات تلقائية، رواية صوتية بالذكاء الاصطناعي، ترجمة متعددة اللغات، وتدقيق الحقائق. هدفنا جعل الأخبار أكثر وضوحاً وسهولةً للقارئ العربي.
This article was originally published by Le Figaro. Khabr is a licensed Jordanian AI-powered news platform (Registration #82086). We add editorial value through: AI-powered news analysis, automated summaries, AI audio narration, multi-language translation (Arabic, English, French, Turkish), and AI fact-checking. Our mission is to make news more accessible and understandable for Arabic-speaking audiences worldwide.





