Les passionnés de cheminées d’usine font revivre l’histoire de ces « clochers de cathédrale » ouvrière
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La cheminée de l’ancienne usine automobile Brasier, construite en 1903, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), le 27 avril 2026. FLORIAN THÉVENARD POUR « LE MONDE » Une cheminée d’usine plantée dans les vestiges d’une briqueterie, une autre qui trône sur une aire de jeu, une troisième qui campe à quelques mètres d’un collège, une énième qui surgit entre des magasins. Si certains passent à côté de ces colosses de brique sans y prêter attention, Jérémie Martin-Kleinbauer, lui, y consacre tout son temps libre. A rebours des itinéraires de carte postale et dans le sillage du tourisme industriel, l’étudiant de 24 ans en master de science politique à l’université Paris-Panthéon-Assas s’adonne à une passion saugrenue : sillonner la France en quête des cheminées d’usine. « Je ne suis pas fan de l’idée selon laquelle l’histoire se fait par le haut, par les grands lieux de pouvoir, par les “grands” hommes, raconte-t-il. A l’inverse, j’ai choisi de m’intéresser à des lieux où l’histoire se construit par le bas. » Sans prétendre à l’exhaustivité, l’Angevin donne à voir une autre manière de découvrir le territoire, loin des sentiers battus. Ce lundi matin, c’est à cheval entre Vitry-sur-Seine et Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, que le « chasseur de cheminées d’usine number one en France » – comme il se présente sur son compte Instagram jeremiekleinbauer – décide de tracer son itinéraire, minutieusement quadrillé par ses soins. Le choix de cette banlieue rouge n’est pas un hasard. Ces communes, riches de leur histoire ouvrière et historiquement dirigées par des mairies communistes, abritent encore quelques vestiges de leur passé industriel. Il vous reste 75.54% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.





