« Les Niçois n’ont pas perdu les jeux, ils ont gagné 150 millions » : Ciotti répond à Muselier sur le retrait de Nice des JO 2030
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« Les Niçois n’ont pas perdu les jeux, ils ont gagné 150 millions » : Ciotti répond à Muselier sur le retrait de Nice des JO 2030 Par Jacques Paugam, Le Figaro Nice Le 2 juin 2026 à 16h50 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Suivre Sujets Eric Ciotti Renaud Muselier Christian Estrosi Jeux olympiques d'hiver Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Le nouveau maire de la ville met en avant les «150 millions d’euros» d’économies réalisées après que le président de la région Paca lui a imputé la responsabilité de l’abandon d’une partie des épreuves de glace au profit de Lyon. Passer la publicité Passer la publicité Publicité La réplique ne s’est pas fait attendre. Mis en cause, lundi, par Renaud Muselier, le président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, sur le retrait des jeux d’hiver à Nice en 2030, Éric Ciotti a vivement réagi le soir même. « L’histoire retiendra que Renaud Muselier aura échoué sur le seul grand dossier qu’il a porté personnellement durant ses dix années de mandat », a fustigé le maire de Nice dans un communiqué de presse aux armoiries de la ville. « L’histoire retiendra que si nous avons mis cinq ans à construire ce dossier, monsieur Ciotti l’a détruit en deux mois », avait reproché en premier Renaud Muselier, visiblement amer lors d’une conférence de presse largement suivie et commentée sur le probable transfert des épreuves sur glace de Nice vers Lyon. Et d’ajouter, toujours à propos d’Éric Ciotti : « Je crois qu’il ne sait pas de quoi il parle depuis le début... » Passer la publicité Publicité « Aberration économique » Sur ce sujet comme sur tant d’autres, les deux élus n’en sont pas à leur première passe d’armes mais ce nouvel échange d’amabilités vient couronner une série de rebondissements démarrée pendant la campagne municipale. En cause, l’installation d’une patinoire provisoire au stade de l’Allianz Riviera, à l’ouest de Nice. Une solution qu’Éric Ciotti refusera tout au long de sa campagne, pointant du doigt des jeux trop coûteux pour le contribuable niçois et techniquement irréalisables, outre le fait qu’il s’agissait d’une décision du précédent maire, Christian Estrosi. « Ce projet reposait sur une aberration économique, sportive et environnementale : transformer temporairement un stade de 35 000 places en patinoire olympique pour quelques semaines de compétition », développe le maire de la ville dans sa réponse à Renaud Muselier. « Dans le même temps, les dépenses publiques à la charge des collectivités atteignaient des montants considérables, supérieurs à 150 millions d’euros », énumère-t-il. À lire aussi JO Alpes 2030 : crise à Nice, gouvernance... Les organisateurs sous haute pression « Une prime pour avoir perdu » Éric Ciotti en profite pour mettre en avant les économies déjà réalisées en l’absence de ces épreuves olympiques. « Les Niçois n’ont pas perdu les jeux, ils ont gagné 150 millions d’euros », martèle le président de l’UDR, tenant d’une ligne libérale à l’Assemblée nationale, quand Renaud Muselier, évoque, lui, « entre 180 et 280 millions d’euros » de retombées touristiques et événementielles en moins pour Nice. Une bataille de chiffres dont la ville semble être le théâtre involontaire. « L’économie mensongère est passée de 140 à 150 millions d’euros... Encore un effort et le CIO nous accordera une prime pour avoir perdu », moque sur X, Anthony Borré, ancien bras droit de Christian Estrosi et désormais conseiller municipal d’opposition. « Nice a évité un projet dont le coût, les contraintes et les risques avaient été largement sous-estimés », persiste et signe Éric Ciotti dans son communiqué. « Renaud Muselier restera libre de commenter cette décision autant qu’il le souhaite », va jusqu’à ironiser le nouveau maire qui promet d’investir dans de nouveaux équipements au profit de « générations de Niçois ».

