«Les mécanismes de sanction ne fonctionnent pas» : après la mort de Lyhanna, Bruno Retailleau veut créer «une cour disciplinaire de la magistrature»
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«Les mécanismes de sanction ne fonctionnent pas» : après la mort de Lyhanna, Bruno Retailleau veut créer «une cour disciplinaire de la magistrature» Par Le Figaro avec AFP Le 6 juin 2026 à 20h43 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Bruno Retailleau magistrats Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Bruno Retailleau juge que le Conseil supérieur de la magistrature, aujourd’hui compétent pour sanctionner les magistrats, est trop partisan. Sébastien SORIANO / LE FIGARO «Les magistrats dépendent du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) qui est trop corporatiste dans sa composition. Ce qui explique qu’en une quinzaine d’années, une seule sanction, en l’occurrence un blâme, a été prise», a-t-il assuré. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Le président des Républicains Bruno Retailleau propose samedi dans Le Parisien de créer «une cour disciplinaire de la magistrature», afin de prononcer d'éventuelles sanctions à la place de l'actuel Conseil supérieur de la magistrature qu'il juge «trop corporatiste», en réaction aux dysfonctionnements dans la mort de Lyhanna. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro Politique avec Yves Thréard «Les mécanismes de sanction des magistrats ne fonctionnent pas», a déploré Bruno Retailleau, candidat des LR à la prochaine présidentielle. «Ils dépendent du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) qui est trop corporatiste dans sa composition. Ce qui explique qu'en une quinzaine d'années, une seule sanction, en l'occurrence un blâme, a été prise», a-t-il assuré. Passer la publicité Publicité Pour Bruno Retailleau, cette cour doit comprendre «un collège de citoyens, désigné par tirage au sort» qui siègerait «aux côtés de magistrats et de personnalités qualifiées». «Cette cour ne sera pas présidée par un magistrat mais par l'un des autres membres, élu par ses pairs. Elle pourra être saisie par les citoyens, les supérieurs hiérarchiques des magistrats en cause ou le ministre de la Justice», a-t-il développé auprès du Parisien. Quant à l'actuel CSM, «il existera sous une autre forme, notamment pour les nominations de magistrats» pour lesquels il officie déjà. «Tout cela fera partie de la révision constitutionnelle que je proposerai» en cas d'élection, a souligné Bruno Retailleau. Gérald Darmanin «n’a pas été suivi» Ces propositions interviennent après la mort de Lyhanna, 11 ans, dans le Gers, et la révélation des antécédents du principal suspect, Jérôme B.. Celui-ci avait fait l'objet de plusieurs signalements ou plaintes, notamment pour viol sur mineure, amenant Emmanuel Macron à reconnaître un «dysfonctionnement» dans cette affaire. Vendredi soir sur TF1, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a pour sa part déploré que «l'institution judiciaire n'(ait) pas su protéger» la fillette, en estimant qu'«on a failli dans le suivi des plaintes» déposées contre le principal suspect. Le garde des Sceaux avait pourtant en janvier dernier émis une circulaire pénale priorisant les enfants victimes dans le traitement des plaintes, mais «visiblement, le ministre n'a pas été suivi», a pointé Bruno Retailleau. «Ça ne sert à rien de multiplier les circulaires si on ne vérifie pas méthodiquement leur application. Ce drame est révélateur de la bureaucratie française. L'État est devenu une machine totalement grippée, dont les commandes ne répondent plus», a-t-il fait valoir.