Les fintech, ces plateformes d’épargne en ligne à l’assaut des gros patrimoines
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C’est à l’aube des années 2000 qu’apparaissent les premiers courtiers en ligne. Des historiques, il reste essentiellement Altaprofits (fondée en 1999, 3 milliards d’euros d’encours) et Linxea (créée en 2001, 6 milliards d’euros d’encours), en plus d’une partie de la nouvelle génération qui a émergé à partir des années 2010. Ces fintech (contraction de finance et de technologie) ont misé sur la numérisation des parcours de souscription et de l’allocation de l’épargne pour réduire les coûts. Afin de casser encore plus les prix, les Nalo, Yomoni et autre WeSave ont massivement opté pour les ETF (exchange traded funds), des fonds indiciels cotés peu chers. S’il est impossible de connaître la part de marché exacte de ces acteurs, assez taiseux sur leurs encours, on sait que peu atteignent la rentabilité. Mes-placements.fr repris par Meilleurtaux, Marie Quantier rachetée à la casse, Advize qui se recentre sur les professionnels… L’univers de la fintech est impitoyable. Les freins sont importants, à commencer par le coût d’acquisition client. Les plateformes ont dû dépenser des montants considérables en marketing pour des patrimoines souvent moyens. Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Banque privée ou en ligne, conseiller patrimonial : quel accompagnement choisir ? Lire plus tard Par souci d’accessibilité, beaucoup ont effectivement parié sur des frais et des montants de souscription très bas. Une stratégie offensive qui rogne la rentabilité des petits tickets. Chez Yomoni, par exemple, « un client à 1 000 euros n’est pas rentable, confie son dirigeant, Sébastien d’Ornano. Mais on mise sur du long terme, car il y a deux enjeux : augmenter le nombre de clients et accroître leurs encours moyens ». La plateforme, rentable depuis fin 2025, revendique un ticket d’entrée moyen de 12 000 euros et 2,1 milliards d’euros d’encours. Pression de la rentabilité Pour attirer des patrimoines plus importants, les fintech ont dû prouver la résilience de leur modèle. « En quinze ans,...





