L’enseigne de linge de maison Bouchara joue son avenir au tribunal de commerce
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L’entrée du magasin Bouchara, à Rennes, le 21 janvier 2026. DAMIEN MEYER/AFP C’est une nouvelle illustration du déclin du commerce de centre-ville. Lundi 11 mai, le tribunal des activités économiques de Paris doit décider du sort de Bouchara, l’enseigne de linge de lit, tissu d’ameublement et de décoration. Acteur historique de la vente de tissu au mètre dans les villes moyennes, l’enseigne exploite en France 52 boutiques et emploie 542 salariés. Evoquant « un environnement de marché durablement contraint », « une baisse des dépenses des ménages » et une concurrence accrue de la part des « acteurs à bas prix et de l’e-commerce », Bouchara a demandé, le 21 janvier, son placement en redressement judiciaire auprès du tribunal des activités économiques de Paris, ouvrant la voie à la recherche de repreneurs. La marque ne s’est jamais relevée du brutal revirement du marché de l’équipement de la maison qui a suivi la crise due au Covid-19. Auprès de l’AFP, en janvier, la direction a estimé son chiffre d’affaires pour 2025 à 82,5 millions d’euros, en baisse de 8,6 millions par rapport à 2024. Fondée en 1899 à Marseille par la famille Bouchara pour vendre « des tissus au kilomètre », l’enseigne était spécialisée dans les étoffes destinées à l’habillement, avant d’étendre ses activités à l’ameublement d’intérieur après la seconde guerre mondiale. Ses rayons se sont par la suite ouverts au linge de maison, à la décoration et même à la vaisselle après sa reprise en 1992 par le groupe familial brestois Omnium, qui a fini par réunir Bouchara et son enseigne Eurodif en 2017. Il vous reste 71.09% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.


