Le principal opposant gabonais Alain-Claude Bilie-By-Nzé a été arrêté
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Le principal opposant gabonais Alain-Claude Bilie-By-Nzé a été arrêté Par Le Figaro avec AFP Le 16 avril 2026 à 12h40 Sujets Gabon opposant prison Lire dans l’app Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Alain-Claude Bilie-By-Nze, principal opposant politique au Gabon. STEEVE JORDAN / AFP Selon son parti, cette affaire est en lien avec «une créance que l’État gabonais n’aurait pas honoré dans le cadre de l’organisation de la Fête des cultures». Le parti Ensemble pour le Gabon exige la libération immédiate de son candidat. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Le principal opposant gabonais Alain-Claude Bilie-by-Nze, qui dénonce régulièrement les dérives autoritaires du gouvernement, a été interpellé mercredi soir, a annoncé jeudi 16 avril son parti politique. Il «a été interpellé à son domicile par des agents de la Direction Générale des Recherches (DGR) dans des conditions que nous considérons comme arbitraires, brutales et manifestement contraires aux principes fondamentaux de l'État de droit» précise le communiqué de presse de son parti Ensemble pour le Gabon (EPG) qui indique que «cette arrestation serait liée à une affaire remontant à 2008» À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Selon son parti, cette affaire est en lien avec «une créance que l'État gabonais n'aurait pas honoré dans le cadre de l'organisation de la Fête des cultures», dont il était à l'époque le président du comité d'organisation. «Une tierce personne en réclamerait aujourd'hui le paiement, en l'imputant à titre individuel à Alain-Claude Bilie-By-Nzé, alors même qu'il agissait dans un cadre institutionnel», assure le communiqué. Passer la publicité Publicité «Faire taire une voix critique majeure» Cette arrestation intervient alors que le candidat malheureux à l'élection présidentielle d'avril 2025, et ancien Premier ministre d'Ali Bongo (2009-2023) s'est notamment élevé contre la suspension des réseaux sociaux en vigueur depuis le 17 février et l'adoption par ordonnance, sans débat ni vote, d'une réforme du code de la nationalité. Cette réforme introduit, entre autres, la déchéance de nationalité pour «activités subversives et déstabilisatrices». Ces mesures gouvernementales ont été prises alors que le président Brice Oligui Nguema, élu avec 94,75% des voix l'an dernier, fait face en ce début d'année à plusieurs mouvements sociaux, dont une grève d'enseignants qui a duré près de deux mois. Le parti d'Alain-Claude Bilie-By-Nze dénonce une «manœuvre politique grave», visant à «faire taire une voix critique majeure, affaiblir l'opposition et instaurer un climat d'intimidation incompatible avec les exigences démocratiques». L'EPG exige la libération immédiate de son candidat.




