Le groupe Bolloré appelle Universal Music à rejeter l’offre de Pershing Square
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Le groupe Bolloré appelle Universal Music à rejeter l’offre de Pershing Square Par Le Figaro avec AFP Le 27 mai 2026 à 14h48 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Bolloré Universal Music Group Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp L’offre valorise le géant de l’industrie musicale jusqu’à 55 milliards d’euros. JOHN MACDOUGALL / AFP Le fonds d’investissement américain a fait une offre aux actionnaires d’Universal Music en avril. Actionnaire principal du géant de l’industrie musicale, le groupe Bolloré ne trouve pas l’offre «bénéfique». Passer la publicité Passer la publicité Publicité Le PDG du groupe Bolloré, Cyrille Bolloré, a estimé ce mercredi 27 mai que l'offre non engageante faite par la société d'investissement américaine Pershing Square aux actionnaires d'Universal Music Group (UMG), dont son groupe, n'était «pas bénéfique» et a souhaité son rejet. «Je pense que cette offre n'est pas bénéfique et n'a rien de formidable pour la société. Et j'encourage le management d'Universal Music à la rejeter», a déclaré Cyrille Bolloré lors de l'assemblée générale de son groupe, ce qui met en péril cette offre. Le groupe Bolloré, contrôlé par la famille du milliardaire français Vincent Bolloré, est le premier actionnaire d'UMG dont il détient 18,4% du capital. Passer la publicité Publicité De son côté, Pershing Square détenait quelque 4,7% d’UMG fin 2025. Cette société d’investissement détenue par l’investisseur activiste Bill Ackman a fait cette offre en avril. Elle valorise le géant de l’industrie musicale jusqu’à 55 milliards d’euros. Bill Ackman propose de fusionner UMG avec Pershing Square SPARC, holding ad hoc devant être cotée à la Bourse de New York. Mais Cyrille Bolloré a lâché mercredi devant les actionnaires de son groupe: «On n’y croit pas. Je ne sais pas si lui-même (Bill Ackman, NDLR) y croit.» Les deux hommes se sont rencontrés depuis l’offre et Cyrille Bolloré a «regardé ce que pensaient les investisseurs» pour ne pas «juste dire “c’est nul”», a-t-il rapporté. Un catalogue de stars La maison de disques au catalogue de stars, dont Taylor Swift, The Weeknd et Lady Gaga, est «sûrement une des meilleures actions ou des meilleures sociétés que le groupe a détenu historiquement», selon Cyrille Bolloré. Cet actif permet de se protéger «dans les crises économiques qui peuvent arriver» et est doté d’«une capacité de développement extrêmement importante», a ajouté le dirigeant. Avec un cours «de 27-28 euros, il pourrait tout à fait être envisageable d’en vendre une partie» (quelques pourcentages donc d’UMG), mais la proposition de Pershing Square à 22 euros est insuffisante, a-t-il expliqué. De plus, «Bill Hackman et Pershing Square ne font pas une offre avec leur argent», mais essentiellement par l’endettement d’UMG et ils réclament le contrôle de la société, ce qui n’est pas acceptable pour Cyrille Bolloré. Enfin, «malgré le caractère avisé financièrement de Bill Hackman, je ne sais pas s’il est compatible avec le management de cette société», a-t-il encore argumenté. Présentée au conseil d’administration d’UMG, l’offre non engageante doit recevoir, entre autres, l’aval des deux tiers des actionnaires participant à une réunion non encore programmée. La finalisation est envisagée d’ici fin 2026. Mais «sans Bolloré, nous n’avons pas de transaction», avait expliqué Bill Ackman à des analystes en avril.




