Le FMI abaisse sa prévision de croissance pour la France en 2026 de 0,9% à 0,7%
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Le FMI abaisse sa prévision de croissance pour la France en 2026 de 0,9% à 0,7% Par Le Figaro avec AFP Le 21 mai 2026 à 15h17 Sujets FMI guerre en Iran Moyen-Orient Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva. Ken Cedeno / REUTERS L’institution juge par ailleurs que la réponse du gouvernement français à la crise énergétique liée à la guerre au Moyen-Orient a jusqu’ici été «appropriée» et doit rester «limitée, temporaire et ciblée». Passer la publicité Passer la publicité Publicité La réponse du gouvernement français à la crise énergétique liée à la guerre au Moyen-Orient a jusqu’ici été «appropriée» et doit rester «limitée, temporaire et ciblée», a estimé jeudi 21 mai le Fonds monétaire international (FMI), avant l’annonce de nouvelles aides. Ce conflit devrait peser sur la croissance en 2026 de la France, juge le FMI, qui abaisse la prévision de 0,9% à 0,7% dans son rapport sur les finances publiques françaises, connu sous le nom d’Article IV. «La réponse des autorités au choc énergétique lié au Moyen-Orient a été, à ce stade, appropriée et devrait rester limitée, temporaire et ciblée sur les plus vulnérables, tout en préservant les incitations de marché et en contenant les coûts budgétaires», indique l’institution basée à Washington. Ce rapport annuel est publié alors que le premier ministre français Sébastien Lecornu présente jeudi de nouvelles aides, dans un jeu d’équilibriste pour en limiter l’impact sur le budget. Le premier ministre, accompagné de 10 ministres, doit apporter ses réponses lors d’une conférence de presse à 17h, consacrée aux conséquences de cette guerre au Moyen-Orient et aux «mesures de soutien à l’activité». Déclenchée fin février par les États-Unis et Israël contre l’Iran, la guerre a conduit à un blocage du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transit d’hydrocarbures et d’engrais, dont les cours se sont envolés. Passer la publicité Publicité Des priorités «à redéfinir» Le conflit pèsera sur la croissance du produit intérieur brut (PIB), révisée en baisse pour la deuxième fois depuis mi-avril par le FMI. Après 0,9% en 2025, celle-ci devrait ralentir à 0,7% cette année en raison d’une inflation plus élevée et d’une demande intérieure freinée. Dans ce contexte, le FMI a insisté sur la nécessité pour la France de poursuivre le redressement de ses finances publiques, dont le rythme actuel est jugé «insuffisant» pour atteindre l’objectif officiel d’un déficit public sous le plafond européen de 3% en 2029, «en l’absence de mesures additionnelles». «Malgré les progrès récents, la consolidation budgétaire reste plus lente que prévu et reste exposée à d’importants risques de mise en œuvre», souligne-t-il. L’institution préconise de «redéfinir les priorités» en matière de dépenses, dont le niveau est parmi les plus élevé en Europe, et de limiter les hausses d’impôts. Elle a salué comme «bienvenue» l’annonce du gouvernement faite en avril de vouloir procéder à 6 milliards d’euros d’économies sous la forme de gels ou d’annulations de crédits, voire plus à cause de l’impact de la guerre.

