Le détroit d’Ormuz
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ChroniqueChroniqueSociétéLe détroit d’OrmuzParlementer avec un enfant de deux ans récalcitrant peut nécessiter des trésors de diplomatie. Chaque semaine notre chroniqueur, David Abiker, présentateur de la matinale de Radio Classique, nous livre son humeur du moment.Par David Abiker Le 15 mai 2026 à 14h32Notre chroniqueur David Abiker. Philippe LavieilleOffrir cet articleRéagirEnregistrerPartagerFurieux, au milieu de la rue. C’était la semaine dernière, près de la tour Eiffel. Le petit forcené devait avoir 2 ans et demi. Haut comme trois hamburgers l’un sur l’autre… Il avait déjà dans l’expression les signes de ce qu’on appelle un caractère. Il était tout en menton, la lèvre inférieure boudeuse et un regard de berger allemand mal dressé. Ses sourcils de soie, si volontaires, formaient le V d’une victoire qu’il sentait rageusement lui échapper.Assis sur la chaussée, bras croisés, l’enfant faisait un caprice. Que lui avait-on refusé ? Une glace, les bras, son doudou crasseux, un calinou, une pause ? Je l’ignore. Peu de circulation, heureusement pour le père et pour l’enfant. Par sa trentaine fringante, ses manières délicates et sa façon de s’adresser à son fils, ce papa me fit l’impression d’être un de ces nouveaux pères aux prises avec la mise en pratique de la fameuse éducation positive. Il parlait à son fils en articulant, avec ce ton du notaire vous expliquant les finesses du droit des successions. Malgré ces précautions, véritable vitrine de la nouvelle parentalité, le petit teigneux s’obstinait à rester assis sur le bitume.Lire l’article maintenantDéjà abonné ? Se connecterJournal du jour15 mai 2026Lire le journal





