Le Chili interrompt la régularisation de 180 000 migrants et promet d'intensifier les expulsions
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Le gouvernement chilien dirigé par le président d'extrême droite José Antonio Kast a entamé une nouvelle phase de sa politique migratoire avec le départ d'un vol d'expulsion d'étrangers en situation irrégulière.L'opération, qui a permis de transférer 40 d'étrangers, principalement vers la Colombie et l'Équateur, est la première d'une série de vols que le gouvernement prévoit d'effectuer périodiquement dans le cadre de son plan visant à réduire la présence de personnes sans papiers dans le pays. Cette mesure répond à l'une des principales promesses de campagne du président et vise à mettre en place un système continu d'expulsions.Autre décision du nouvel exécutif : la fin annoncée de la régularisation de plus de 180 000 migrants entrés irrégulièrement dans le pays, une initiative promue pendant le mandat de l'ancien président de gauche, Gabriel Boric. La nouvelle administration a ainsi exclu la délivrance massive de permis de séjour et opté pour une approche beaucoup plus restrictive.Selon les autorités, au moins 6 000 des personnes enregistrées dans le cadre de ce processus ont été impliquées dans une forme ou une autre de criminalité. Dans le même temps, le gouvernement a lancé un plan de renforcement des contrôles frontaliers dans le nord du pays, qui comprend la construction de barrières physiques, une surveillance accrue à l'aide de la technologie et le déploiement de militaires.Deux projets de loi doivent en outre être soumis au Parlement, l'un visant à criminaliser l'entrée irrégulière sur le territoire, l'autre à sanctionner ceux qui la facilitent.Plus de 330 000 migrants en situation irrégulière vivent au Chili, la majorité étant des Vénézuéliens. Pour l'heure, les expulsions s'inscrivent dans la continuité des pratiques des gouvernements précédents. Sous les présidences du conservateur Sebastian Piñera (2018-2022) et du président de gauche Gabriel Boric (2022-2026), respectivement 6 668 et 4 544 migrants en situation irrégulière ont été expulsés, selon le Service national des migrations.





