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Le cabinet israélien a reçu l'ordre "d'entamer des négociations directes" avec le Liban, indique Benjamin Netanyahou

العالم
Euronews FR
2026/04/10 - 06:04 502 مشاهدة
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé, ce jeudi 9 avril, avoir ordonné à son cabinet d'entamer des négociations directes avec le Liban afin de désarmer les militants du Hezbollah, soutenus par l'Iran, et d'établir des "relations de paix" entre les deux pays, techniquement en guerre depuis la création d'Israël, en 1948."À la lumière des demandes répétées du Liban d'ouvrir des négociations directes avec Israël, j'ai ordonné hier au cabinet d'entamer des négociations directes avec le Liban dès que possible", a-t-il écrit dans un communiqué, publié par son bureau. "Israël apprécie l'appel lancé aujourd'hui par le Premier ministre libanais en faveur de la démilitarisation de Beyrouth", a-t-il ajouté.De son côté, le Liban a déclaré vouloir un cessez-le-feu avant tout début des négociations, et le Hezbollah a rejeté toute discussion, appelant au retrait israélien du sud du pays. Cependant, des pourparlers devraient débuter dès la semaine prochaine à Washington, selon un responsable américain. Les négociations pourraient être menées, pour les États-Unis, par Michel Issa, ambassadeur des États-Unis au Liban, et par l'ambassadeur d'Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, pour Israël, selon une source proche du dossier. Il n'était pas immédiatement clair qui représenterait le Liban. La déclaration du bureau de Benjamin Netanyahu intervient le jour même où l'armée israélienne a averti les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, longtemps bastion du groupe militant libanais Hezbollah, de l'imminence de frappes, les appelant à évacuer le secteur. Il a précisé qu'Israël continuera de frapper le Liban jusqu'à ce que la sécurité soit rétablie dans le nord d'Israël."Les forces de défense israéliennes continuent d'opérer et de frapper l'infrastructure militaire appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans plusieurs zones de la banlieue sud", a déclaré le porte-parole en langue arabe de l'armée, Avichay Adraee, dans un message publié sur X. "Les forces armées israéliennes n'ont pas l'intention de vous faire du mal et n'agissent que contre des agents du Hezbollah et des cibles militaires. Par conséquent, pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement."Alors qu'Israël émet régulièrement des avertissements d'évacuation avant de bombarder la banlieue sud de Beyrouth, l'annonce de jeudi incluait également les abords du seul aéroport international du Liban.Tôt ce vendredi, l'armée israélienne a indiqué avoir frappé, la veille au soir, environ dix lanceurs au Liban qui auraient tiré des roquettes vers le nord d'Israël, plus tôt dans la journée. Israël a également indiqué avoir tué Ali Yusuf Harshi, un adjoint du dirigeant du Hezbollah Naim Kassem. Une information que le Hezbollah n'a pas commenté. En revanche, le groupe armé a révélé être engagé dans un combat rapproché contre les forces israéliennes dans la ville de Bint Jbeil, dans le sud du pays.Le Liban exclut du cessez-le-feu ?Cet avertissement a été passé au lendemain d'une série de frappes israéliennes meurtrières sur le Liban. Ce mercredi, plus de 300 personnes ont été tuées à travers le pays par l'État hébreu et au moins 1 150 autres ont été blessées. À Beyrouth, les opérations de secours se poursuivent, ce vendredi, à la recherche de potentielles nouvelles victimes.La confusion règne toujours quant à savoir si l'accord de cessez-le-feu conclu entre les États-Unis et l'Iran et entré en vigueur ce mercredi, inclut le Liban. Benjamin Netanyahu et Donald Trump affirment que ce n'est pas le cas, contredisant ainsi le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, qui ajoué le rôle de médiateur. Ce dernier a assuré que la trêve devait s’appliquer partout, y compris au Liban."Ils n'étaient pas inclus dans l'accord", a déclaré Donald Trump, selon un message publié sur les réseaux sociaux par la correspondante de PBS News Hour, Liz Landers.Bruxelles, Moscou et Ankara ont tous exigé que le cessez-le-feu, en vigueur depuis deux jours, soit étendu au Liban. "Nous sommes particulièrement préoccupés par la situation au Sud-Liban", a déclaré le chancelier allemand Friedrich Merz, faisant écho aux déclarations de Paris et de Londres. "La sévérité avec laquelle Israël mène la guerre dans cette région pourrait faire échouer le processus de paix dans son ensemble et il ne faut pas que cela se produise", a-t-il averti.Pour sa part, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a prévenu que Téhéran considérait le Liban comme une "partie inséparable du cessez-le-feu". Sur les réseaux sociaux, il a prévenu que la poursuite des frappes au Liban entraînerait des "coûts explicites et de FORTES réponses".De son côté, le président Masoud Pezeshkian a déclaré que les frappes israéliennes rendaient "vides de sens" les pourparlers avec les émissaires américains prévus ce vendredi au Pakistan.
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