Le bavardage, la perte la plus tragique de ce début de siècle
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ChroniqueChroniqueSociétéLe bavardage, la perte la plus tragique de ce début de siècleNous nous parlons de moins en moins. Et, comme le déplore la politologue et essayiste Chloé Morin dans sa chronique, ni les messages ni l’IA ne peuvent nous sortir de cette solitude dans laquelle nous nous enfonçons.Par Chloé Morin Le 10 mai 2026 à 09h20Chloé Morin, politologue et essayiste. Le Parisien-DA/Joël Saget/AFPOffrir cet articleRéagirEnregistrerPartagerUne caissière dit bonjour, le client paie sans lever les yeux. Un homme monte dans un taxi sans ôter ses écouteurs et se contente d’un hochement de tête en guise de bonjour. Une adolescente entre dans une rame de métro : trente visages, trente écrans, pas un sourire. Ces scènes se répètent des millions de fois par jour, dans toutes les villes du monde. Elles ne nous étonnent plus. Mais mises bout à bout, elles donnent une statistique : nous parlons 28 % de moins qu’il y a quinze ans.Nous devons cette statistique effarante à deux psychologues, Valeria Pfeifer et Matthias Mehl. On prononçait en moyenne 16 600 mots par jour en 2005, on n’en prononçait plus que 11 900 en 2019. Une perte d’environ 338 mots quotidiens par an. Chez les moins de 25 ans, la génération qui a été happée par les écrans, c’est même 451 mots.Lire l’article maintenantDéjà abonné ? Se connecterJournal du jour10 mai 2026Lire le journal





