« L’accès à la nature reste socialement et territorialement inégal » malgré ses nombreux bienfaits sur la santé
✨ AI Summary
🔊 جاري الاستماع
.alst0{fill-rule:evenodd;clip-rule:evenodd}.edcls-1{fill:#fa6ee5}Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de pageMenuMenuRechercher du contenu sur le site www.20minutes.frOk20 Minutes : Actualités et infos en directREPLAYDIRECT TVActualitéActualitéSociétéMondeEconomieFaits diversSantéPolitiqueJusticeFake OffConflit israélo-palestinienGuerre en IranGuerre en UkraineLIVEliveEN DIRECT Guerre au Moyen-Orient : Les Etats-Unis et l’Iran cherchent à fin…emploiDeux industriels débarquent sur l'ancienne fonderie de la SAM en Aveyron03:26 Provence-Alpes-Côte d'Azur Le Programme SENSATIONNELLES by Intermarché La Ginguette : le fan club de l'équipe cycliste Intermarché-Wanty Publié le 24/05/2026 à 08h02 • Mis à jour le 24/05/2026 à 08h02 La nature, ça vous gagne ? Oui… mais non. C’est ce que semble vouloir indiquer un sondage Ifop pour AllTrails, l’application et site de randonnées et d’activités en plein air. Ainsi, alors que la plupart des Français reconnaissent que le temps passé en nature possède bien des vertus, une part non négligeable d’entre eux s’en éloignerait. La raison de cette déconnexion ? 20 Minutes a interrogé Mélusine Martin, sociologue de l’environnement, chercheuse à la Sorbonne et auteur du livre Se reconnecter à la nature (Larousse), pour analyser les résultats de cette enquête. « Sentiment de liberté et d’évasion » ; « meilleure forme physique » ; « diminution du stress et de l’anxiété » ; « amélioration de l’humeur »… jusqu’au « sentiment plus fort de connexion avec les autres » : les Français le reconnaissent : les bénéfices perçus liés au temps passé au contact de la nature sont nombreux. Étonnant ? Pas vraiment. Nous sommes 71 % à affirmer que la nature nous aide à aller mieux lorsque nous sommes stressés ou anxieux. À 83 %, nous estimons même qu’un seul contact mensuel avec la nature nous est bénéfique, selon le sondage que vient de réaliser en France l’Ifop pour l’application AllTrails*. AllTrails recense notamment 500.000 itinéraires et permet de préparer ses sorties dans la pampa. « Depuis la fin des années 1990, la science véhicule le message des bienfaits de la nature sur la santé et je constate qu’il est désormais ancré dans la tête des gens », se félicite Mélusine Martin, sociologue de l’environnement et chercheuse à la Sorbonne. Ainsi, nous serions 41 % à passer au moins une fois par semaine du temps dans des environnements naturels : 36 % en agglomération parisienne ; 38 % dans les communes urbaines de province, et 55 % dans les communes rurales. « Cela révèle quand même que l’accès à la nature reste socialement et territorialement inégal », analyse Mélusine Martin à propos de l’enquête pour AllTrails. D’où question : bénéficie-t-on des mêmes atouts lorsque l’on baigne dans la nature au quotidien, en vivant à la campagne, par exemple ? « Il y a forcément des bénéfices ajoutés », reconnaît la sociologue. En revanche, selon Mélusine Martin, « lorsque l’on va au contact de la nature de manière intentionnelle, cette connexion consciente va décupler les effets et les bienfaits ». À bon entendeur… Problème : l’étude dévoile également que 12 % des Français ne mettent jamais les pieds dans la nature (20 % avouent le faire quelques fois par an seulement). Obstacles invoqués ? « Le manque de temps » ! 24 % des personnes interrogées par l’Ifop pour AllTrails citent ainsi cet argument comme excuse numéro un. « Ce « manque de temps » révèle surtout un blocage mental : la conviction que, pour que la nature « compte », il faut y consacrer une journée entière, prendre sa voiture, organiser une vraie sortie. C’est le mythe de la montagne lointaine », décrypte Mélusine Martin. Alors, ce « manque de temps », une fausse (bonne) excuse ? Selon la sociologue interrogée par 20 Minutes, le contact avec la nature peut être multiple : forêt, mer, montagne, bien sûr, mais aussi « la nature urbaine, les parcs et jardins, les allées de platanes, les plantes d’appartement et les animaux domestiques ». « Selon les études, les environnements verts auraient davantage un effet couteau suisse en faisant du bien à la fois à la santé physique et à la santé mentale, tandis que les environnements aquatiques auraient davantage un effet psychologique », ajoute la chercheuse. Qui complète : « La science révèle même qu’un fond d’écran d’ordinateur avec une image de plage peut jouer positivement sur le stress d’une personne ! ». Avec des effets moindres, évidemment. Du coup, petite prescription pour les personnes qui n’ont pas le temps (ou ne prennent pas le temps) de se connecter à la nature : « 20 minutes seulement passées à marcher dans un parc urbain réduisent le stress. Cela agit sur le corps et le mental aussi bien que le même temps passé sur un chemin de campagne », prône Mélusine Martin. Alors, qu’est-ce qu’on attend pour être « re » ? * Réalisé auprès d’un échantillon de 1.047 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus les 4 et 5 février 2026. Trois piliers pour se (re) connecterLes relations de l’homme avec la nature reposeraient sur trois piliers, selon Mélusine Martin, sociologue de l’environnement et chercheuse à la Sorbonne. Il y a un pilier cognitif, soit notre compréhension intellectuelle de notre lien avec la nature, comme autour des enjeux environnementaux. Existe également un pilier émotionnel, qui correspond à notre connexion affective à la nature (comme d’avoir le cœur qui se serre face à un arbre qui est abattu ou un animal maltraité). On distingue enfin un pilier comportemental. Celui-ci correspond aux actions que l’on peut avoir pour préserver la planète, en recyclant, compostant, voire en devenant activiste écologiste. Du coup, lorsque l’on joue sur ces trois piliers, notre connexion à la nature est maximale. « On y gagne et la nature y gagne puisque l’on en prend soin », résume la sociologue. Découvrez l‘ensemble de nos applications 20 Minutes ! La fréquentation de 20 Minutes est certifiée par l‘ACPM





