La ville de Nantes se dote d’un élu délégué au «retour au train de nuit» Par Laurène Trillard, Le Figaro Nantes Le 9 mai 2026 à 09h05 Suivre Sujets Train écologie Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Train de nuit à couchettes de Paris Austerlitz à Port-Bou, en 2021. Sébastien SORIANO / Le Figaro Le conseiller municipal veut mettre à l’agenda le développement de ce transport nocturne dans l’Ouest. Si ce service revient dans certaines régions françaises, la Bretagne en est dépourvue depuis 2010. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Il a connu ses heures de gloire. Avant de décliner... puis de revenir sur le devant de la scène. Depuis quelques années, le train de nuit fait son retour. Paris-Nice, Paris-Toulouse... Si les liaisons se multiplient en France, l’Ouest reste le grand oublié. Depuis 2010, les Nantes-Lyon ou encore Nantes-Nice ont disparu. Pour y remédier, un élu écologiste de la ville de Nantes a proposé à la maire Johanna Rolland de créer une délégation dédiée à ce sujet. Depuis la réélection de l’édile socialiste, le conseiller municipal Simon Citeau n’est plus seulement en charge du «cyclotourisme» et des «trains du quotidien», le voici désormais délégué au «retour du train de nuit». S’il n’est pas le seul élu engagé sur cette thématique particulièrement plébiscitée des Verts, il n’a en revanche jamais eu vent de délégation municipale similaire. «Je ne connais pas de précédents en France», confie-t-il au Figaro. Alors que les transports relèvent davantage des compétences régionales, lui voit là un moyen de fédérer les collectivités souhaitant s’inscrire dans la dynamique. «Un certain nombre de communes historiquement desservies pourraient être intéressées», soutient-il, pensant aussi aller solliciter «des institutions, d’abord l’État, puis les opérateurs, pour mettre cette question à l’agenda». Aussi, Simon Citeau compte soutenir les batailles citoyennes allant dans ce sens, menées notamment par Alternatiba ou encore par le collectif «Oui au train de nuit». En 2023 par exemple, des partisans du train de nuit s’étaient rendus en gare de Nantes en pyjama pour défendre la cause. Passer la publicité Publicité Un combat politique Pour l’heure, l’élu de 38 ans lui-même adepte de ce mode de transport nocturne, ne défend pas de liaison en particulier. Il reste en revanche convaincu du succès que pourrait rencontrer une ligne dans la région. «Si je prends la Bretagne à cinq départements [en prenant la Loire-Atlantique, NLDR], on compte cinq millions d’habitants. Il y a un bassin de population, et c’est une destination économique et touristique. On a un territoire très légitime pour être desservi», appuie-t-il. En 2024, près d’un million de voyageurs ont emprunté les trains de nuit en France, soit deux fois plus qu’en 2019. «Aucun autre mode de transport n’a une telle dynamique. Il y a une appétence des Français pour ce mode de transport vertueux», croit-il. Le combat que mène l’élu écologiste est également politique. Le déclin du train de nuit dans l’Ouest coïncide avec le développement du TGV et la relance de l’aéroport Nantes-Atlantique, avec des passagers toujours plus nombreux. «Il faut se rappeler qu’il y a une bataille politique menée sur l’arrêt des liaisons aériennes quand une alternative en train directe est crédible», rappelle l’élu. En 2023, un décret concernant la suppression des vols intérieurs courts en cas d’alternative en train de moins de 2h30 avait été publié. Par ailleurs, en 2025, la baisse des émissions de gaz à effet de serre a atteint 1,5%, soit moins que les 4% annuels visés. «Or, le transport aérien, c’est 30 fois plus d’émissions de gaz à effet de serre. Il y a un gros enjeu à décarboner les mobilités», termine Simon Citeau, qui avait déjà annoncé en 2024 lors de la campagne des européennes, vouloir faire de Nantes «la capitale des trains de nuit». Un rêve toujours d’actualité.
المصدر: Le Figaro
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