«La Plume», le narcotrafiquant nantais le plus recherché de l’Ouest, condamné par contumace à 10 ans de prison
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«La Plume», le narcotrafiquant nantais le plus recherché de l’Ouest, condamné par contumace à 10 ans de prison Par Simon Cherner, Le Figaro Nantes Le 21 mai 2026 à 17h46 Suivre Sujets trafic de drogue justice Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp L’entrée de la cité judiciaire de Rennes (Ille-et-Vilaine). LOIC VENANCE / AFP Le tribunal de Rennes a rendu son verdict en l’absence du trafiquant Issam Lahrach. Nantais de nationalité marocaine, le trentenaire se trouve toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt international. Plusieurs membres de son réseau ont également été condamnés. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Son siège est resté vide, à l’inverse de son casier judiciaire. Issam Lahrach, dit «la Plume», poids lourd du narcotrafic de la façade atlantique, a été condamné par contumace à dix ans de prison par la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Rennes, mercredi 20 mai. Mis en cause dans une vaste affaire de trafic de drogue, le suspect, âgé de 38 ans, passait pour le «patron des patrons» des narcotrafiquants du Grand Ouest. De nationalité marocaine, Issam Lahrach a grandi à Nantes, où il aurait connu, depuis 2013 au moins, une ascension fulgurante dans le monde du narcotrafic. Il gérait un réseau au chiffre d’affaires annuel évalué à plusieurs millions d’euros. Le tout en gardant un profil discret vis-à-vis de la justice, si bien que son casier judiciaire ne comportait aucune affaire liée au trafic de drogue. Son empire n’en était pas moins violent : il a ainsi été impliqué dans des fusillades survenues dans les Pays de la Loire, en Bretagne et à Paris, égrène le quotidien Ouest France . «La Plume» pilotait ses affaires à distance. Il menait grand train au Maroc, depuis des résidences luxueuses de Casablanca et de Tanger, où il avait notamment accumulé plusieurs véhicules de collection. Passer la publicité Publicité Des complicités jamais démasquées Plus inquiétant, les enquêteurs ont découvert que le mis en cause dispose à l’évidence de complices au sein des forces de l’ordre et qu’il a notamment eu accès au fichier français des personnes recherchées, comme le rappellent nos confrères du Parisien . Autrement dit, d’après l’instruction, Issam Lahrach était «protégé» et «en capacité de corrompre des agents». L’enquête a, en effet, connu de troublantes coïncidences. En février 2025, la famille du narcotrafiquant quittait juste à temps le Maroc pour l’Espagne, la veille de l’arrivée des enquêteurs français. Depuis, «la Plume» échappe toujours à la justice. La source des fuites n’a pas été identifiée. Déjà recherché par Interpol, Issam Lahrach fait désormais l’objet d’un nouveau mandat d’arrêt international. Outre sa peine d’emprisonnement, conforme à celle requise par le parquet, «la Plume» a également écopé de deux amendes, pénale et douanière, d’un montant cumulé de 1,5 million d’euros. Quatre biens immobiliers, d’une valeur supérieure à un million d’euros, ont aussi été saisis au Maroc. En complément, onze membres du réseau d’Issam Lahrach, parmi lesquels des membres de la famille et des amis d’enfance, ont été condamnés mercredi. Ils ont écopé de peines oscillant entre trois et sept ans de prison, dont plusieurs avec sursis.





