«La magie n’a pas opéré», «le rêve n’a même pas commencé» : la presse déçue après l’élimination prématurée de Loïs Boisson à Roland-Garros
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«La magie n’a pas opéré», «le rêve n’a même pas commencé» : la presse déçue après l’élimination prématurée de Loïs Boisson à Roland-Garros Par Hugo de Ranter Le 27 mai 2026 à 10h49 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Suivre Sujets Tennis Loïs Boisson Roland-Garros Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Loïs Boisson lors de son premier tour à Roland-Garros, le 26 mai 2026. REUTERS REVUE DE PRESSE - Au lendemain de l’élimination de la n°1 française Loïs Boisson dès le premier tour de Roland-Garros, où elle a été demi-finaliste l’année dernière, les médias étaient partagés entre déception et compréhension. Passer la publicité Passer la publicité Publicité 4 juin 2025. Le court Philippe-Chatrier explose. Loïs Boisson, invitée par la Fédération française de tennis (FFT), se qualifie pour les demi-finales de Roland-Garros. Malgré son élimination le lendemain contre la future gagnante du tournoi, l’Américaine Coco Gauff, les spectateurs sont ravis. Vivement l’année prochaine se disent-ils. À découvrir Roland Garros simples messieurs Roland Garros simples dames Mais un an après, l’aventure a tourné court. 1h19, précisément. C’est le temps qu’il aura fallu à la 43e mondiale, arrivée après une préparation tronquée, pour sortir, la tête basse, de l’édition 2026 de Roland-Garros, dès le premier tour, après son élimination (6-2, 6-2) face à la Russe Anna Kalinskaya, 24e mondiale et tête de série n°22 du tournoi. Une sortie de route prématurée malheureusement attendue, par la presse française, désolée pour la n°1 française. Passer la publicité Publicité Absence de magie Personne ne l’attendait l’année dernière, elle est allée en demi-finale. Tout le monde l’attendait cette année et elle a perdu au premier tour. Le monde du sport, et particulièrement celui du tennis, est impitoyable. Loïs Boisson l’a découvert à ses dépens cette année. Une situation peu confortable, comme l’évoque l’Équipe dans son papier du jour. Après avoir titré «Boisson trop court», le journal affirme que «tous les éloges et images poétiques qui l’ont accompagnée jusqu’en demi-finales de Roland-Garros l’an dernier, tout ça a été balayé en même temps que la Dijonnaise mardi après-midi sur le court Suzanne-Lenglen». En somme, « l’ivresse des sommets n’a d’égal que la brutalité de la redescente», affirme le quotidien. Le Figaro se désole de son côté que la Dijonnaise n’ait «pas connu l’ivresse des grands soirs», comme elle avait pu le faire l’année dernière. Une élimination précoce crainte par tous, mais qui n’est pas illogique pour «la numéro 1 française, retrouvait les courts de la Porte d’Auteuil en manque de repères et de rythme après une longue blessure». Mais le niveau de jeu de la n°1 française avant le tournoi a malgré tout déçu nos envoyés spéciaux, elle qui «a multiplié les fautes directes en coup droit, son point fort, et affiché de terribles faiblesses en revers, son point faible». À lire aussi Roland-Garros : doit-on s’inquiéter pour Loïs Boisson après sa défaite prématurée ? Pour Eurosport, il s’agit quand même d’une «désillusion». Pour le média sportif, la Française «n’a jamais su rentrer dans le rythme de cette rencontre face à la 24e mondiale», qui «a été plus offensive tout au long de la rencontre», alors qu’elle est «loin d’être une spécialiste de la terre battue», rappelle-t-il, plus sévère. La Française, «balayée», était «constamment en retard» face à une adversaire «bien au-dessus» lors de ce premier tour. «Tout ça pour ça» ose même l’article pour évoquer l’engouement autour de la demi-finaliste sortante du dernier Roland-Garros. Maintenant, la suite Justement, passer d’une demi-finale de Grand Chelem à un premier tour l’année suivante ne peut pas rester sans conséquence. Encore plus quand il s’agit de l’un des deux seuls résultats majeurs de la saison pour Loïs Boisson - avec un premier titre WTA remporté à Hambourg en juillet 2025 -. Et ça ne va pas manquer. Comme le rappelle le Figaro, cette élimination prématurée va coûter (très) cher à la Française, puisqu’elle «va perdre 770 des 780 points qu’elle avait remportés en atteignant les demi-finales en 2025 et va sortir du top 100 pour se retrouver à la 148e place mondiale. Une chute vertigineuse». Et cela pourrait être encore pire, puisque la Dijonnaise a justement son titre à défendre en Allemagne. En cas de mauvais résultat, «elle pourrait même s’enfoncer davantage au classement, elle qui, il y a un an, était passée de la 361e à la 65e place mondiale». Cette année, cela pourrait être l’inverse. Passer la publicité Publicité Il y a une source de réconfort pour Loïs Boisson, malgré tout. Comme l’évoque l’Équipe, en dépit de sa sortie du Top 100, la Française peut voir venir pour la fin de saison et même le début de saison prochaine. Déjà, elle a intégré le cut pour Wimbledon, publié avant le début de Roland-Garros, et pourra donc découvrir, pour la première fois de sa carrière, le Grand Chelem londonien à l’issue de la saison sur herbe. Ensuite, sa longue absence sur le circuit va lui permettre de bénéficier d’un classement protégé, grâce auquel elle «pourra participer à l’US Open 2026 et l’Open d’Australie 2027» et donc «tourner la page et en écrire une autre». Le retour sur terre est difficile, mais le (re)décollage n’est pas impossible.
