La FIFA ouvre une enquête disciplinaire après des chants racistes lors du match Espagne-Égypte
La FIFA a lancé une procédure disciplinaire contre la Fédération royale espagnole de football (RFEF) à la suite des incidents survenus mardi dernier au stade RCDE lors du match amical Espagne-Égypte, rapporte notre collègue Arancha Rodríguez. L'enquête vise les chants et insultes graves émis depuis certaines tribunes du stade.
Le déclencheur principal a été le chant « Quiconque ne saute pas est musulman », entendu à quatre reprises au cours de la rencontre. Les Mossos d’Esquadra, la police catalane, ont ouvert une enquête et le gouvernement a saisi le parquet.
La réaction de la RFEF n’a pas été immédiate. Malgré trois chants entendus en première mi-temps, le protocole antiraciste n’a été activé qu’à la pause. À ce moment, via le système de sonorisation et les écrans géants du stade, une demande a été faite pour que les chants cessent. Selon Isaac Fouto, sur « El Partidazo de COPE », le protocole a été déclenché dès que l’arbitre a été informé de la situation. La tension a également gagné la tribune VIP, où Berni Álvarez, secrétaire d’État aux Sports de la Catalogne, a menacé de quitter le stade et d’interrompre le match compte tenu de la gravité des incidents.
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— El Partidazo de COPE (@partidazocope) April 7, 2026
Le rapport de la RFEF mentionne d’autres infractions : insultes envers le gardien Joan García, cris de « Pedro Sánchez, fils de pute » et le chant « Espagne catholique, pas musulmane ». Les chants provenaient de la tribune Fondo Cornellá, où la RFEF avait installé les groupes de supporters de l’équipe nationale, comme Marea Roja et Barcelona con la Selección. L’identification des auteurs pourrait être facilitée par le caractère nominatif des billets.




