La députée LFI Sophia Chikirou devant la justice ce mardi pour une escroquerie de plus de 67.000 euros
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La députée LFI Sophia Chikirou devant la justice ce mardi pour une escroquerie de plus de 67.000 euros Par Le Figaro avec AFP Le 12 mai 2026 à 07h42 Sujets Sophia Chikirou LFI procès Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Sophia Chikirou. Jumeau Alexis/ABACA L’ancienne candidate à la mairie de Paris, Sophia Chikirou doit comparaître aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Paris pour escroquerie, soupçonnée d’avoir «trompé la banque Crédit du Nord». Passer la publicité Passer la publicité Publicité Sophia Chikirou devra s’expliquer. La candidate malheureuse à la mairie de Paris est soupçonnée d’avoir tenté de faire virer des fonds d’une société qu’elle ne dirigeait plus, et de lui avoir également subtilisé deux chèques, ce qu’elle conteste. Elle aurait également «tenté à plusieurs reprises de tromper la banque Crédit du Nord» à l’été 2018, au préjudice du site d’actualité Le Média, qu’elle avait cofondé. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro Politique avec Yves Thréard Ses «tentatives» visaient à remettre une somme de plus de 67.000 euros à Mediascop, sa société de conseil en communication. Passer la publicité Publicité Si la député conteste fermement ces accusations, l’enquête a mis au jour «un commencement d’exécution»: Sophia Chikirou est accusée de s’être présentée comme présidente de la société Le Média, alors qu’elle «n’avait plus cette qualité», et d’avoir demandé un virement, finalement non abouti, car il n’y avait pas suffisamment d’argent sur le compte. Le chargé de compte s’était par ailleurs «méfié» au regard «des circonstances particulières de l’opération» et du fait que la «nouvelle présidente» du Média avait fait «opposition». La députée de l’est parisien doit également répondre de la «soustraction frauduleuse de deux formules de chèque» du Média. « Un procès incompréhensible » «Ce procès est à la fois incompréhensible, puisqu'il intervient dans une affaire où il n'y a ni victime, ni préjudice, ni même de réalité frauduleuse établie, et l'occasion, je l'espère, de mettre un terme à huit années de harcèlement judiciaire et médiatique», a affirmé la députée insoumise et conseillère de Paris dans une déclaration à l'AFP. «L'audience permettra de démontrer sereinement qu'il n'y a eu ni vol de chèque, ni tentative d'escroquerie à la banque», a-t-elle ajouté. L’annonce début janvier de la tenue de cette audience, soit deux mois et demi avant les municipales, avait provoqué l’ire de l’élue. Elle avait alors dénoncé auprès de l’AFP «un procès décidé par le ministère public», «une affaire éminemment politique» qui «n’a pour but que de salir et gêner (sa) campagne» pour la mairie de Paris. Passer la publicité Publicité La candidate avait également évoqué «une histoire datant de 2018 qui relève d’un différend commercial entre deux sociétés». «Depuis cette date, les deux sociétés ont convenu d’un accord et ont cessé toutes leurs démarches», avait-elle affirmé à l’AFP en janvier. Autre affaire judiciaire La députée de 46 ans qui s’est fait connaître en politique en s’occupant de la communication des campagnes présidentielles de Jean-Luc Mélenchon en 2012 et 2017, est mise en examen depuis 2024 pour escroquerie aggravée, dans un dossier lié aux comptes de campagne de 2017 de Jean-Luc Mélenchon. Des accusations qu'elle conteste également. La justice soupçonne Mediascop d'avoir surfacturé certaines prestations durant cette campagne au préjudice de l'État, puisque les dépenses sont remboursées au titre du financement public de la vie politique.
