« Je serai président » : Matthieu Pigasse, ce banquier de la gauche radicale qui rêve d’une revanche sur Emmanuel Macron
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Le banquier d'affaires Matthieu Pigasse répond aux questions du Figaro au siège de Centerview, à Paris le 12 mai 2026. François Bouchon / Le Figaro Accueil Société « Je serai président » : Matthieu Pigasse, ce banquier de la gauche radicale qui rêve d’une revanche sur Emmanuel Macron Politique, médias, affaires : enquête sur le système Pigasse En savoir plus sur notre série Et si c’était lui ? Mécène de l’extrême gauche jeté à corps perdu dans la bataille culturelle, Matthieu Pigasse multiplie les provocations médiatiques pour mieux asseoir ses ambitions politiques. Cet énarque et banquier d’affaires rêve désormais d’entrer lui-même dans l’arène et convoite l’Élysée. Explorer notre série Tous les épisodes En cours de lecture « Je serai président » : Matthieu Pigasse, ce banquier de la gauche radicale qui rêve d’une revanche sur Emmanuel Macron ENQUÊTE - Le banquier d’affaires multiplie les interventions sur tous les fronts médiatiques dans un seul but : apparaître comme un recours pour une candidature d’union des gauches, prêt à partir à l’assaut de l’électorat insoumis tout en fédérant les partis de gauche hors-LFI. Par Paul Sugy Le 31 mai 2026 à 19h20 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Matthieu Pigasse Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp À l’en croire, rien n’ennuyait davantage Matthieu Pigasse que d’assister à une remise de décoration à l’Élysée - mais comment refuser cette marque d’amitié à Pierre-Antoine Capton, le surdoué de la production à qui il a confié Mediawan, un géant français de l’audiovisuel qui pèse désormais deux milliards d’euros ? Assis au fond de la salle des fêtes, à côté de Marc-Olivier Fogiel, il fut vite arraché à sa conversation par une main ferme posée sur son épaule : «Tu me suis». C’était Xavier Niel, décidé à lui faire fendre la foule des impétrants pour le réconcilier avec l’hôte des lieux. «Comment ça va ?» Le président de la République sait l’art de renouer des relations l’air de rien, d’une simple embrassade. «Il paraît que ta banque est passée devant Rothschild ?» Les deux hommes se sont retrouvés ce soir d’octobre 2023 comme ils s’étaient quittés, en banquiers d’affaires - et c’est à qui des deux pourra le dernier dire : je t’ai flingué. Matthieu Pigasse avait déjà croisé le fer avec Emmanuel Macron lorsqu’ils étaient respectivement chez Lazard et chez Rothschild. Il a racheté en 2010 Le Monde avec Pierre Bergé et Xavier Niel, au nez et à la barbe du futur président de la République qui menait double jeu en conseillant à la fois les journalistes et le groupe Prisa Media, un potentiel repreneur concurrent. Depuis, Xavier Niel est vite passé à autre chose mais une inimitié rivale s’est installée entre Emmanuel Macron et Matthieu Pigasse : ces deux énarques familiers du monde des affaires et des couloirs du Parti socialiste ont tracé dans le champ des ambitions politiques deux sillons d’un invraisemblable parallélisme. Ils sont les deux seuls à avoir dit un jour à Alain Minc, dont le bureau de l’avenue George V est le confessionnal des ambitieux : «Plus tard, je serai président». Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 88% à découvrir. Vous avez envie de lire la suite ? Débloquez tous les articles immédiatement. TESTEZ POUR 0,99€ Déjà abonné ? Connectez-vous
