« J’ai pensé à me prostituer » : isolées, sans argent ni logement, le calvaire des bonnes sœurs virées du couvent
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Société,Religions« J’ai pensé à me prostituer » : isolées, sans argent ni logement, le calvaire des bonnes sœurs virées du couventRebelles ou en fin de vocation, des dizaines de nonnes sont écartées de leur communauté chaque année, sans aide et inexistantes pour l’État, au risque de finir à la rue. Un angle mort dans l’Église.Par Thomas Poupeau Le 26 avril 2026 à 08h00C'est une autre face cachée de l’Église catholique : dans certaines congrégations, des religieuses sont littéralement mises à la porte sans ressources et sans accompagnement... (Illustration) AFP/Johannes EiseleOffrir cet articleRéagirEnregistrerPartagerL’une des rares choses qui réconforte Catherine, ce sont ses nouvelles pantoufles. « Chaudes, douillettes, un vrai cocon », sourit la quinquagénaire en décrivant délicieusement ses chaussons. On insiste : il y a bien autre chose qui lui procure du plaisir ? « De temps en temps », elle s’achète « des bonbons » et du « Coca ». Elle réfléchit encore, fixe le ciel de ses deux amandes bleues. « Cela fait trente ans qu’on ne m’avait pas demandé ce qui me fait plaisir dans la vie, reprend-elle. J’essaie de survivre, alors pour les douceurs, on verra plus tard… »Lire l’article maintenantDéjà abonné ? Se connecterJournal du jour26 avril 2026Lire le journal





