«J’ai ma part de responsabilité» : deux chirurgiens reconnus coupables de la mort d'un enfant après une opération ratée de l’appendicite en 2014
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«J’ai ma part de responsabilité» : deux chirurgiens reconnus coupables de la mort d'un enfant après une opération ratée de l’appendicite en 2014 Par Le Figaro avec AFP Le 2 juin 2026 à 18h42 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Chirurgie prison opération Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Les parents de Corentin, absents lors du délibéré, réclamaient un million d’euros pour le préjudice moral subi. Les deux chirurgiens ont été condamnés à verser solidairement 100.000 euros à chacun. Aerial Mike / ADOBE STOCK Des peines de 24 et 30 mois de prison avec sursis ont été prononcées mardi à l’encontre des deux chirurgiens, reconnus coupables d’homicide involontaire dans l’affaire Corentin Jeras, qui était alors âgé de 11 ans. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Des peines de 24 et 30 mois de prison avec sursis ont été prononcées mardi envers deux chirurgiens, reconnus coupables d'homicide involontaire dans l'affaire Corentin Jeras, un enfant de 11 ans mort en 2014 des suites d'une opération ratée de l'appendicite. Suivant les réquisitions du ministère public, le tribunal correctionnel de Reims a condamné le premier chirurgien à 30 mois de prison avec sursis, assortis d'une interdiction définitive d'exercer la médecine. Le second a été condamné à 24 mois avec sursis et d'une interdiction d'exercer la médecine pendant cinq ans. Des peines d'amende, de 15.000 euros pour le premier, et 8000 euros pour le second ont également été prononcées. Les faits remontent au 31 octobre 2014. Corentin Jeras, alors âgé de 11 ans, est pris en charge à la clinique Claude-Bernard de Metz pour des douleurs abdominales, diagnostiquées comme une appendicite aiguë. Passer la publicité Publicité Mais ce diagnostic était erroné, des expertises médicales ayant démontré par la suite que l'enfant souffrait en réalité d'une colopathie fonctionnelle, un trouble de l'intestin qui ne nécessitait pas d'opérer en urgence. Pratiquée le lendemain de l'admission de l'enfant à la clinique, l'intervention chirurgicale tourne mal: son aorte est incisée par erreur, provoquant un choc hémorragique, décelé trop tard. «Corentin aurait pu être sauvé» Après neuf heures passées dans le bloc opératoire à Metz, Corentin meurt le lendemain au CHU de Nancy, où il avait été transféré en urgence. Lors de son réquisitoire fin avril, le procureur avait souligné un ensemble de «fautes et négligences» et un «entêtement irrationnel» des deux chirurgiens, aujourd'hui tous deux âgés de 72 ans. «C'est un accident. J'ai ma part de responsabilité», avait reconnu à la barre le chirurgien qui a incisé l'aorte par erreur. «Je regrette en toute sincérité, je pense à Corentin et à (ses parents, NDLR) chaque jour», avait-il lâché à la fin de l'audience. Interdit d'exercer par l'Ordre des médecins pendant trois ans après ce drame, il a continué à pratiquer par la suite au Maroc. L'autre prévenu avait lui reconnu s'être «entêté» à vouloir sauver la situation en aidant son confrère, et estimé que «Corentin aurait pu être sauvé» si le chirurgien cardio-vasculaire de garde avait été appelé «plus tôt» à la rescousse. Les parents de Corentin, absents lors du délibéré, réclamaient un million d'euros pour le préjudice moral subi. Les deux chirurgiens ont été condamnés à verser solidairement 100.000 euros à chacun.

