Italie : le nouveau maire de Venise souhaite augmenter la taxe d’entrée dans la ville «à 30, voire 50 euros certains jours» pendant les périodes de forte affluence touristique
Italie : le nouveau maire de Venise souhaite augmenter la taxe d’entrée dans la ville «à 30, voire 50 euros certains jours» pendant les périodes de forte affluence touristique Par Ilian Valet Le 19 juin 2026 à 21h49 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Venise Italie Maires Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Simone Venturini a remporté les élections municipales de Venise à la surprise générale le 25 mai dernier. MARCO BERTORELLO / AFP «Le droit d’entrée est actuellement le seul outil efficace pour contrôler le nombre quotidien de visiteurs», affirme Simone Venturini, alors que la Cité des doges en accueille entre 25 et 30 millions chaque année. Passer la publicité Passer la publicité Publicité C’est une proposition qui risque de faire grincer des dents les touristes de Venise : multiplier par cinq la taxe d’entrée dans la ville pour les visiteurs pendant les périodes de forte affluence touristique. Portée par le maire nouvellement élu Simone Venturini, la mesure vise à faire baisser le surtourisme qui touche la Cité des doges, classée au patrimoine mondial de l’Unesco (25 à 30 millions de visiteurs par an). «Si elle (la taxe d’entrée) se situe aujourd’hui entre 5 et 10 euros, ma proposition est de la porter à 30, voire 50 euros certains jours», a expliqué l’édile de 38 ans dans des propos rapportés par Le Guardian . À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International À l’origine, le ticket d’accès à la ville avait été fixé à 5€ uniquement pour 29 jours de l’année en 2024. Venise était alors devenue la première ville touristique du monde à faire payer l’entrée. La mesure a été étendue à 54 dates l’année suivante puis soixante actuellement, pour un tarif de 5€ si les visiteurs réservent au moins trois jours à l’avance et 10€ pour ceux de dernière minute. Seules les personnes ayant réservé une nuit à Venise en sont exemptées (même s’ils sont tenus d’enregistrer leur présence sur le site web de la ville), tout comme les touristes de la région de Vénétie et les enfants de moins de 14 ans. Passer la publicité Publicité «Le droit d’entrée est actuellement le seul outil efficace pour contrôler le nombre quotidien de visiteurs», ajoute Simone Venturini. Nous travaillons donc sur une proposition visant à le rendre plus efficace les jours de forte affluence, dans le but de trouver un nouvel équilibre entre les besoins des habitants, des travailleurs et des visiteurs». Celui qui est devenu le 25 mai dernier le plus jeune maire de l’histoire de la ville avait fait de cette hausse du droit d’entrée dans Venise lors des journées présentant un risque d’affluence élevée une de ses propositions phares de la campagne électorale. Une proposition encore loin d’être votée Lorsqu’il était encore conseiller municipal chargé du tourisme, il avait pourtant refusé d’appliquer la limitation des locations touristiques à 120 jours par an, une norme votée par Rome pour Venise, estimant qu’«elle est mal rédigée». Cette réticence à privilégier des mesures de restriction directe s’inscrit dans une approche que l’on retrouve aujourd’hui avec la taxe d’accès. Toutefois, celle-ci, ne semble pas avoir diminué le surtourisme qui affecte la cité lagunaire. Selon les chiffres de l’administration municipale, relayés par The Guardian, de nombreux visiteurs choisissent de s’acquitter du tarif le plus élevé sans renoncer à leur venue. Si la fréquentation n’a pas diminué, le dispositif a néanmoins permis à la ville de récolter 2,4 millions d’euros dès sa première année d’application. Un chiffre qui pourrait grimper en flèche avec un prix d’entrée cinq fois supérieur. Simone Venturini a d’ores et déjà précisé que les recettes générées seraient utilisées «pour financer les services municipaux et soutenir l’entretien et la protection d’une ville unique, construite sur l’eau, dont les coûts dépassent les 100 millions d’euros chaque année». Pour autant, cette proposition d’augmenter le prix d’entrée «certains jours et lorsque des seuils de réservation spécifiques sont dépassés» est encore loin d’être votée. En effet, son plafond est fixé par une loi nationale selon les médias italiens. Le texte de la municipalité de Venise devra donc être débattu par le gouvernement italien une fois écrit. En attendant, la réservation et le paiement du droit d’accès s’effectuent exclusivement sur le portail officiel de la municipalité de Venise, accessible à l’adresse cda.ve.it. Le système est conçu pour être accessible à partir de n’importe quel appareil et en plusieurs langues. Chaque visiteur reçoit un code QR qu’il doit présenter aux agents chargés de surveiller les principaux points d’accès à la ville.المصدر: Le Figaro | Source: Le Figaro
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