ISF, hausses d’impôts, fonds souverain... Dominique de Villepin dévoile les premières mesures de son programme économique
ISF, hausses d’impôts, fonds souverain... Dominique de Villepin dévoile les premières mesures de son programme économique Par Thomas Engrand Le 23 juin 2026 à 15h39 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Dominique de Villepin Élection présidentielle 2027 Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Dominique de Villepin revient dans le jeu politique avec son nouveau parti, «La France humaniste». TERESA SUAREZ / REUTERS Pas encore officiellement candidat à la présidentielle 2027, l’ex-premier ministre ne cache pas ses ambitions. Au point de dévoiler les premières orientations qu’il compte prendre s’il était élu à la tête du pays, qui n’hésitent pas à aller puiser dans le répertoire de la gauche. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Pourtant critique d’Emmanuel Macron, Dominique de Villepin semble lui aussi adepte du «en même temps» . Pas encore officiellement candidat à la présidentielle 2027, l’ancien premier ministre de Jacques Chirac a dévoilé ce mardi 23 juin, dans le journal L’Opinion, les premières lignes de son programme économique. Si l’ensemble de sa carrière politique s’est fait à droite, le fondateur du parti «La France humaniste» n’hésite pas à reprendre à la gauche de nombreuses propositions. À commencer par la plus polémique d’entre elles : le rétablissement de l’impôt sur la fortune (ISF), supprimé en 2018 par l’actuel locataire de l’Élysée. «Les 1% les plus riches doivent donner l’exemple», justifie-t-il. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro Politique avec Yves Thréard Plus largement, Dominique de Villepin n’hésite pas à faire entendre une voix singulière. Quitte à prononcer des mots largement bannis par son ancienne famille politique, comme «hausses d’impôts» ou «planification». Lui qui a marqué l’histoire avec son discours sur le refus de la France de participer à la guerre en Irak en 2003 se fait le chantre de la souveraineté. Pour progresser dans cette voie, l’État doit intervenir davantage dans l’économie, selon lui, afin de fixer un cap. Il milite ainsi pour la mise en place d’«une planification énergétique et climatique». Mais également d’un «fonds souverain doté de 100 milliards d’euros supplémentaires au bout de cinq ans». Passer la publicité Publicité De même, il appelle la France à surfer sur la vague de l’IA, mais sans se faire vassaliser par les grandes plateformes américaines. Encore une fois, la réponse est du côté de l’État, juge-t-il : «Cela passe par la mobilisation de la commande publique.» Sur ce point, Dominique de Villepin a déjà une idée précise de ce qu’il souhaite. «Je propose un grand projet commun à travers un consortium où chaque État volontaire investirait 1 milliard d’euros pour attirer des capitaux privés afin d’investir sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’IA. Avec pour objectif à horizon de cinq ans, des centaines de milliards d’euros d’investissements à l’échelle européenne.» Reste à savoir si les autres pays européens seraient intéressés. À lire aussi «Un Insoumis dans un gant de velours» : Dominique de Villepin se structure en vue de 2027 Retraite par capitalisation et «augmentations d’impôts» Sur la question du financement de ses mesures, comme sur le rétablissement des comptes publics, l’ancien premier ministre n’a pas peur de faire le grand écart. À droite, il pousse pour la création d’«une part de retraite par capitalisation publique», qui irait abonder son fonds souverain. À gauche, il appelle à «des augmentations d’impôts», notamment sur les plus riches. Si l’ISF trouve grâce à ses yeux, il s’oppose à la taxe Zucman, coupable de «mettre en danger notre tissu économique fragile» d’après lui. L’ancien ministre des Affaires étrangères et de l’Intérieur reste en revanche volontairement évasif sur la façon dont il compte revenir aux 3% de déficit. Confiant sur le fait qu’une solution finira par émerger : «L’essentiel est de se fixer une discipline collective et une trajectoire. Le temps du débat sur les moyens viendra.» Pour l’ex-secrétaire général de l’Élysée (1995-2002), cette interview est un pas supplémentaire vers une future candidature à la présidentielle 2027, toujours pas officialisée. L’ancien premier ministre, âgé de 72 ans, aime jouer la carte du temps long. Un moyen de se démarquer de ses probables futurs concurrents. Pour le détail de son programme, il donne ainsi rendez-vous «à l’automne». «En attendant, on a des candidats de saison et pas de temps long. Moi, je regarde passer les plus pressés. La tortue, c’est moi cette fois-ci», lance-t-il, sûr de son fait.المصدر: Le Figaro | Source: Le Figaro
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