«Ils sont sortis par le balcon» : un nouveau «paillassonnage» frappe un immeuble lyonnais
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«Ils sont sortis par le balcon» : un nouveau «paillassonnage» frappe un immeuble lyonnais Par Antoine Sillières, Le Figaro Lyon Le 20 mai 2026 à 18h04 Suivre Sujets Incendie dealers Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp La fumée s’est rapidement propagée dans les étages du 10, rue Riboud, visé par un incendie criminel dans la nuit de lundi à mardi, dans le quartier de la Part-Dieu. Le Figaro Lyon Une semaine après le drame de Décines qui a vu trois innocents périr dans un incendie criminel sur fond de règlements de compte entre narcotrafiquants, un nouvel incendie a visé la porte d’un appartement dans le quartier de la Part-Dieu et coincé ses habitants dans les fumées. Passer la publicité Passer la publicité Publicité «Ils sont partis en courant et ils ont pris la fuite en voiture». Une semaine après le drame de Décines qui a vu trois innocents périr dans un incendie criminel sur fond de règlement de compte entre narcotrafiquants, un nouveau «paillassonnage» a visé un immeuble du quartier de la Part-Dieu en plein centre de Lyon, dans la nuit de lundi à mardi. Le feu visait cette fois un logement du premier étage d’un immeuble situé au 10 rue Riboud, indique une source sécuritaire au Figaro. La fumée s’est rapidement propagée aux étages avant l’intervention des pompiers. «Ce sont les voisins qui ont toqué à ma porte pour me prévenir, mais il y avait tellement de fumée que je n’ai pas pu sortir, raconte au Figaro cette résidente qui habite le petit immeuble HLM avec ses enfants depuis plus de 20 ans. J’ai vu le feu qui s’est propagé rapidement». Au premier étage, la porte de l’immeuble visé est attaquée par les flammes, empêchant la famille qui occupe le logement de fuir. «Ils ne pouvaient pas descendre, ils ont dû sortir par le balcon de l’autre côté», confie cette habitante. Des voisins se sont positionnés en dessous pour réceptionner les enfants. Passer la publicité Publicité «Paillassonnages» en série Deux jours après le sinistre, le chant des oiseaux a repris le pas sur l’agitation des klaxons dans cette petite rue voisine de la gare Part Dieu. Mais «on ne dort que d’un œil», poursuit la même résidente. Au moins deux personnes ont été aperçues, encapuchonnées, l’une surveillant le hall pendant que l’autre allumait le feu avant de prendre la fuite dans une voiture grise. La famille visée a assuré au Progrès ne pas être en lien avec le narcotrafic. Une source sécuritaire indique néanmoins au Figaro qu’une personne défavorablement connue de la police occupait le logement. L’enquête ouverte par le parquet de Lyon devrait permettre d’y voir plus clair sur les circonstances de ce nouvel incendie criminel. Une trentaine de «paillassonnages» ont été recensés dans l’agglomération depuis le début de l’année, confie un responsable politique métropolitain au Figaro. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez évoquait quant à lui en début de semaine un total de 71 actes d’intimidations, soit déjà plus que sur l’ensemble de l’année 2025. Cette pratique nouvelle à Lyon consiste à mettre le feu au logement d’un trafiquant ou d’un de ses proches. Elle a notamment été utilisée à plusieurs reprises contre la famille d’un parrain lyonnais incarcéré en Colombie, mais aussi à Décines la semaine passée avec des conséquences funestes. C’est dans ce contexte que le nouveau préfet, Étienne Guyot, a lancé une vaste opération de contrôle sur l’ensemble du département au lendemain de sa prise de fonction.

