«Il m’a arraché des dents bonnes» : un dentiste jugé pour des dizaines de mutilations en Lozère
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«Il m’a arraché des dents bonnes» : un dentiste jugé pour des dizaines de mutilations en Lozère Par Le Figaro avec AFP Le 6 mai 2026 à 10h54 Sujets lozère Dentistes mutilation Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Quarante-quatre patients ont été identifiés comme victimes dans le dossier d’instruction. (Image d’illustration) ADOBE STOCK L’ancien praticien, renvoyé pour des «faits de violences suivies de mutilation ou infirmité permanente», «escroquerie au préjudice d’un organisme de protection sociale», «abus de confiance» et «blanchiment», encourt dix années de prison. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Un ex-dentiste de 61 ans comparaît mercredi et jeudi devant le tribunal correctionnel de Mende (Lozère), accusé d'avoir escroqué la sécurité sociale en pratiquant des opérations médicalement injustifiées et bâclées ayant occasionné des mutilations chez des dizaines de ses patients. Après avoir pratiqué pendant une vingtaine d'années au Portugal puis au Mozambique, José Pereira Mendes, né à Coimbra (Portugal) en 1964, a exercé en qualité de chirurgien-dentiste libéral à Badaroux, une commune voisine de Mende, pendant deux ans, de fin 2018 jusqu'à son interpellation, le 5 janvier 2021. L'ancien praticien, renvoyé pour des «faits de violences suivies de mutilation ou infirmité permanente», «escroquerie au préjudice d'un organisme de protection sociale», «abus de confiance» et «blanchiment», encourt dix années de prison. «Je ne suis pas l'auteur des escroqueries, des arnaques, je suis une victime de mon assistante», a-t-il déclaré aux journalistes à propos du volet financier du dossier en arrivant au tribunal, amaigri et appuyé sur une béquille. Sur les séquelles dénoncées par ses anciens patients, il a expliqué avoir dû «stopper le travail» en raison de son incarcération. Passer la publicité Publicité Le procès fait écho à celui des dentistes marseillais Lionel et Jean-Claude Guedj, condamnés en octobre 2023 à respectivement huit et cinq ans d'emprisonnement pour avoir mutilé quelque 400 patients des quartiers populaires de la ville. Le Dr Pereira Mendes est accusé d'avoir causé un préjudice de 330.000 euros à la Caisse Commune de Sécurité Sociale (CCSS) de la Lozère en facturant des actes non médicalement justifiés ou non réalisés et en encodant erronément des soins pour obtenir des remboursements indus. «Je souffre en permanence de la bouche» Il a «essentiellement mutilé des patients et escroqué les organismes sociaux. La quasi totalité des travaux sont non-conformes, inachevés et à refaire», «laissant la quasi-totalité des patients en l'état et en grande détresse», a résumé dans un rapport une experte. Il a «mutilé la patiente, venue pour un abcès, en enlevant inutilement 16 dents saines et en posant des implants non fonctionnels», a souligné l'experte. «Je souffre en permanence de la bouche et je ne peux pas manger normalement», a dit cette femme aux enquêteurs. «Il m'a mutilé, il m'a arraché des dents bonnes», a déclaré un autre patient, à qui le Dr Pereira Mendes a enlevé 14 dents. Quarante-quatre patients ont été identifiés comme victimes dans le dossier d'instruction, mais toutes ne se sont sans doute pas fait connaître et pourront encore se constituer parties civiles pendant l'audience.





