«Il faut fédérer plutôt que diviser» : dix présidents de région s'opposent à l'idée de restaurer la région Alsace
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«Il faut fédérer plutôt que diviser» : dix présidents de région s'opposent à l'idée de restaurer la région Alsace Par Le Figaro avec AFP Le 4 avril 2026 à 23h18 Sujets Alsace Lire dans l’app Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Carole Delga, Valérie Pécresse et Franck Leroy. AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP / CHARLY TRIBALLEAU Le 7 avril, l’Assemblée nationale examinera une proposition de loi pour créer une «collectivité unique» d’Alsace «qui signifierait de facto une sortie de la région Grand Est», déplorent les signataires de la tribune. Passer la publicité Passer la publicité Publicité «Une faute institutionnelle, politique et historique.» Dans une tribune publiée dans La Tribune dimanche, les présidents de dix régions s'opposent à la proposition de loi visant au «retour de la région Alsace ». «Le 7 avril, l'Assemblée nationale examinera une proposition de loi pour créer une “collectivité unique” d'Alsace qui signifierait de facto une sortie de la région Grand Est», rappellent les signataires, parmi lesquels son président Franck Leroy, la présidente de Régions de France et de la région Occitanie, Carole Delga, ou celle de l'Île-de-France Valérie Pécresse. Passer la publicité Publicité Dix ans après la fusion des régions décidée à l'époque de François Hollande, le texte a été déposé par le groupe Ensemble pour la République (macroniste). «Exigences de l’extrême droite» Pour les signataires, il correspond «parfaitement pour ne pas dire au mot près aux exigences de l'extrême droite qui a fait du démantèlement des régions l'un de ses chevaux de bataille». «Alors que la France traverse des crises économiques, climatiques et géopolitiques sans précédent, que nos concitoyens attendent des réponses sur leur pouvoir d'achat, sur l'emploi, sur la santé, sur les transports, quelques députés, pour des raisons purement clientélistes, jugent utile d'agiter une nouvelle fois le vieux débat de la réorganisation territoriale», regrettent les auteurs. «Et la création d'une taxe, prévue par le texte lui-même pour financer la transition, dit tout de la réalité de ces “économies” qui n'en sont pas», soulignent encore les signataires, dont le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand. «Il faut recoudre plutôt que déchirer» «Ce texte servira, s'il acquiert force de loi, à chaque lobby local à revendiquer autonomie et indépendance», s'inquiètent-ils. «À une époque où le vivre-ensemble national se délite et se trouve même en danger, il faut recoudre plutôt que déchirer, rassembler plutôt que dépecer, fédérer plutôt que diviser», écrivent-ils. Passer la publicité Publicité «Il appartient au gouvernement de siffler la fin de la récréation», conclut la tribune, également signée par François Bonneau (Centre-Val de Loire), Jérôme Durain (Bourgogne-Franche-Comté), Christelle Morançais (Pays de la Loire), Renaud Muselier (Provence-Alpes-Côte d'Azur), Fabrice Pannekoucke (Auvergne-Rhône-Alpes) et Alain Rousset (Nouvelle-Aquitaine). Le sujet a été abordé jeudi, lors de la journée organisée pour les dix ans des nouvelles régions à Paris. «Est-ce qu'aujourd'hui, dans notre pays, l'urgence, c'est de modifier le millefeuille institutionnel et d'en rajouter une couche ?», s'est interrogée Carole Delga dans son discours d'ouverture. Franck Leroy a lui dénoncé devant des journalistes «un projet fondé sur du sable», qui «n'a fait l'objet d'aucune étude d'impact».



