Hongrie : le parlement s'apprête à modifier la Constitution pour écourter le mandat du président pro-Orban
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Hongrie : le parlement s'apprête à modifier la Constitution pour écourter le mandat du président pro-Orban Par Le Figaro avec AFP Le 13 juillet 2026 à 07h41 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Hongrie Viktor Orban Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Le premier ministre hongrois Viktor Orbán arrive pour s’adresser à ses partisans après l’annonce des résultats partiels des élections parlementaires à Budapest, Hongrie, le 12 avril 2026. Bernadett Szabo / REUTERS Le dirigeant conservateur pro-européen, large vainqueur des élections législatives en avril, a promis de démanteler «brique par brique» le système mis en place par son prédécesseur, champion de l’idéologie illibérale. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Le Parlement hongrois doit voter lundi une modification de la Constitution pour mettre fin au mandat du président Tamas Sulyok, qualifié de «marionnette» du nationaliste Viktor Orbán par le premier ministre Péter Magyar. Le dirigeant conservateur pro-européen, large vainqueur des élections législatives en avril, a promis de démanteler «brique par brique» le système mis en place par son prédécesseur, champion de l'idéologie illibérale. À commencer par le président qu'il a invité à démissionner à plusieurs reprises, sans succès. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Le vote est prévu à 18h15 locale, (16h15 GMT). L'adoption de l'amendement ne fait pas de doute, le parti Tisza de Péter Magyar disposant d'une majorité des deux tiers au Parlement qui lui permet de réécrire la Constitution. Tamas Sulyok, 70 ans, a dénoncé sur X une procédure qui «viole les principes d'État de droit, de démocratie et de séparation des pouvoirs», affirmant qu'«il est sans précédent en Europe qu'un président en exercice soit destitué pour des motifs purement politiques». Passer la publicité Publicité Le parti Fidesz de M. Orban a organisé une manifestation la semaine dernière contre le texte, dénonçant une tentative d'instaurer «un régime autocratique», un reproche qui lui a souvent été adressé par le passé. L'amendement, présenté comme une mesure transitoire jusqu'à l'adoption d'une nouvelle Constitution à l'issue d'une consultation publique, est également critiqué par des ONG. Si «le nouveau gouvernement hongrois a mandat pour réparer les atteintes à l'État de droit de l'ère Fidesz», il doit le faire dans «le respect des garanties procédurales», a notamment estimé Benjamin Ward, directeur adjoint de Human Rights Watch Europe et Asie. Le juriste Andras Baka, ancien président de la Cour suprême de Hongrie, dont le mandat avait été écourté sous Orban, juge cependant justifiée la méthode de Péter Magyar si elle ouvre la voie à un nouvel ordre constitutionnel. «État captif» «Dans un pays régi par l'État de droit, de telles mesures extraordinaires ne peuvent pas être utilisées, mais la Hongrie est devenue un État captif sous Orban», a-t-il déclaré à l'AFP, ajoutant que M. Sulyok avait été nommé «pour assurer la survie politique de l'ancien système même en cas de défaite électorale». Selon un sondage réalisé en mai par le centre d'études 21, 67% des électeurs hongrois souhaitent le départ de Tamas Sulyok. Ancien président de la Cour constitutionnelle, il était peu connu du public avant d'être élu par le parlement pour un mandat de cinq ans en 2024, en remplacement d'une autre proche d'Orban, Katalin Novak. La première femme à devenir présidente de la Hongrie avait dû démissionner après un scandale de grâce accordée à un homme condamné dans une affaire de pédophilie. L'amendement en 12 points prévoit également de limiter à trois le nombre de mandats pour les députés, ce qui empêcherait plusieurs figures de l'opposition de se représenter en 2030. Le texte rétablit aussi les pouvoirs de contrôle budgétaire de la Cour constitutionnelle. Passer la publicité Publicité Il fixe à 70 ans l'âge limite pour ses juges, une disposition qui toucherait directement le président de l'institution, Peter Polt, ancien procureur général nommé sous Orban. Il crée par ailleurs un Office national pour la récupération et la protection des avoirs publics, qui se verrait conférer de vastes pouvoirs pour combattre la corruption, devenue systémique sous l'ère Orban.المصدر: Le Figaro | Source: Le Figaro
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