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Guerre en Iran : l’UE revoit la stratégie de la mission militaire Aspides

تكنولوجيا
L'Express
2026/04/03 - 16:41 501 مشاهدة

Les "systèmes de corruption" de l'Iran dans le détroit d'Omruz sont "inadmissibles", a jugé Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne, ce jeudi 2 avril. Pour répondre au blocage de Téhéran de cette zone du golfe Persique, et sécuriser les routes maritimes, l'Union européenne va élargir le mandat de sa mission militaire Aspides.

Composée de trois navires de guerre dont un français, Aspides a été inaugurée en février 2024 par l’Union européenne. Actuellement déployée en mer Rouge, elle a été créée pour protéger les navires marchands des attaques des rebelles houthis - l'organisation islamiste yéménite alliée de l'Iran - dans cette zone. "Purement défensive", elle tient son nom du grec ancien aspis, qui peut être traduit par "bouclier". Selon la diplomatie européenne, Aspides a porté son assistance à quelque 1 700 navires.

Selon les termes de son mandat, trois missions ont été attribuées à la flotte maritime : accompagner les navires qui traversent des zones sensibles, les défendre contre les diverses menaces en mer, et assurer une bonne connaissance de la situation maritime. Aspides a donc exclusivement pour rôle de défendre et protéger les navires ciblés par des attaques. Elle ne mène aucune frappe terrestre.

Désormais, la mission assumera des mesures plus larges, visant à protéger les principales routes maritimes des perturbations causées par la guerre entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran. La décision a été prise à la suite d'une conférence, ce jeudi, visant à discuter d'une action commune pour rouvrir le détroit d'Ormuz. Plus de 40 pays ont participé à cette visioconférence organisée par la ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper. Le 1er avril, le conseil européen publiait également le mandat actualisé d'Aspides. Entre autres : "collecter et partager des informations sur les activités suspectes visant des infrastructures sous-marines critiques, et contribuer au renforcement des capacités en formant les forces maritimes djiboutiennes".

Un "bien public mondial"

Sur X, Kaja Kallas a qualifié le détroit de "bien public mondial" et a jugé inadmissible que "l'Iran exige des pays qu'ils paient pour laisser passer leurs navires". La diplomate a rapporté que "des mesures diplomatiques, économiques et de sécurité visant à rétablir la sécurité de la navigation" ont été examinées par les dirigeants qui ont répondu présents.

"Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre une autre voie commerciale essentielle", a ajouté Kaja Kallas.

"Essentielle" car le détroit d'Ormuz constitue un point stratégique de l’approvisionnement mondial en énergie. Environ 20 % du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux y circulent. Depuis le début de la guerre, la circulation de l'or noir est compromise et les prix du carburant flambent à l'échelle mondiale. En France, le tarif du litre de gazole à la pompe a dépassé le record précédemment établit en 1985, culminant à 2,19 euros le 27 mars.

Les Européens réticents à élargir le mandat d'Aspides

Toutefois, il y a encore quelques jours, les 27 refusaient de se joindre à la mission de sécurisation américaine dans la région. Et ce, malgré les pressions de Donald Trump. Fin mars, sur son réseau Truth social, le président des Etats-Unis lançait à l'égard des Européens : "Allez chercher votre propre pétrole !".

Lundi 16 mars, à l'issue d'une réunion bruxelloise, Kaja Kallas se justifiait devant les journalistes : "Personne ne veut participer activement à cette guerre." Un propos appuyé par plusieurs dirigeants européens qui espéraient à l'époque un retour au langage diplomatique.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Jose Manual Albares, penchait pour n'appliquer "aucune modification" au mandat d'Aspides. Quant à son homologue allemand, Johann Wadepuhl, il se disait "très sceptique" dès la veille de la réunion des 27. Le ministre était peu satisfait des performances de la flotte de protection européenne qu'il jugeait "inefficace" en mer Rouge. Le lendemain, Johann Wadepuhl prônait la précaution : d'abord prendre connaissance des objectifs d'Israël et des États-Unis, puis envisager un plan d'action pour sécuriser la région.

De l'autre côté du Rhin, Emmanuel Macron évoquait le 9 mars une mission internationale "strictement pacifique" pour rouvrir le détroit, et ce seulement "après la sortie de la phase la plus chaude du conflit". Le président de la République n'avait toutefois pas précisé le rôle auquel il songeait pour la mission Aspides.

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