Guerre au Moyen-Orient : Beyrouth dénonce «d'incessantes» attaques israéliennes après la mort de trois militaires libanais
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Guerre au Moyen-Orient : Beyrouth dénonce «d'incessantes» attaques israéliennes après la mort de trois militaires libanais Par Le Figaro avec AFP Le 6 juin 2026 à 13h56 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets liban Israël Militaires guerre Moyen-Orient Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp De la fumée s’échappe du sud du Liban suite à une frappe israélienne, le 6 juin 2026. Stringer / REUTERS Une frappe israélienne a ciblé un véhicule militaire sur une route dans le sud du Liban, «entraînant la mort de deux officiers, un général de brigade et un capitaine, ainsi que d’un soldat», a indiqué l’armée libanaise. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Une frappe dans le sud du Liban a tué samedi trois soldats libanais, a annoncé l'armée à Beyrouth samedi, le président Joseph Aoun dénonçant les «attaques israéliennes incessantes, qui restent impunies» malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur. «Une frappe aérienne israélienne brutale a ciblé un véhicule militaire sur la route» entre Khardali et Nabatiyé, «entraînant la mort de deux officiers, un général de brigade et un capitaine, ainsi que d'un soldat», a écrit l'armée libanaise dans un communiqué. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Cette attaque constitue une «violation flagrante de la souveraineté libanaise et du droit international», a condamné le président Joseph Aoun. Elle s'inscrit «dans le contexte de l'escalade actuelle qui menace la stabilité et la sécurité du sud, malgré les efforts déployés par le Liban lors des négociations à Washington pour mettre fin aux attaques israéliennes incessantes, qui restent impunies», a-t-il ajouté. Passer la publicité Publicité Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué avoir frappé un véhicule qui se dirigeait «de manière suspecte» en direction de ses soldats, dans une zone de combats près de Tebnit (sud) où le Hezbollah est présent et allait viser ses troupes, selon elle. «L'armée intervient contre l'organisation terroriste Hezbollah et non contre l'armée libanaise», a-t-elle souligné dans un communiqué, précisant que l'incident était «en cours d'examen». Poursuite des affrontements Mercredi, à l'issue d'une quatrième session de négociations entre le Liban et Israël à Washington, un nouvel accord de cessez-le-feu avait été annoncé, la trêve en vigueur à partir du 17 avril n'ayant jamais été respectée. Cet accord, rejeté par le Hezbollah, prévoit un cessez-le-feu conditionné à un «arrêt complet» des tirs du groupe chiite, tout en permettant une poursuite à ce stade des tirs et opérations de l'armée israélienne dans le sud du Liban. Sur le terrain, les affrontements se poursuivent. L'armée israélienne a de nouveau appelé samedi à l'évacuation de cinq villages dans le sud et l'est du Liban en prévision de frappes contre le Hezbollah. L'Agence nationale d'information libanaise (Ani) a fait état de bombardements sur différents sites du sud. Le Hezbollah a relancé les hostilités avec Israël début mars, en visant le sol israélien pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'offensive israélo-américaine sur Téhéran. «Ce n’est pas votre pays, c’est le nôtre» Vendredi, le président Aoun avait sommé l'Iran de cesser d'«intervenir» dans les affaires libanaises, face à la poursuite des tirs malgré l'annonce de la nouvelle trêve. «Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays», a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, tout en appelant le Hezbollah à choisir la voie diplomatique. «D'après les propos de Joseph Aoun, on pourrait croire que c'est l'Iran qui a occupé un cinquième du Liban, déplacé un quart des Libanais et bombarde son pays quotidiennement», a réagi sur X le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, en se référant à Israël sans le nommer. Passer la publicité Publicité «Si le Liban avait été une monnaie d'échange pour l'Iran, nous aurions conclu un accord depuis longtemps. Sauvez le Liban de votre véritable ennemi, Monsieur le président», a-t-il ajouté. Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d'après l'armée.


