Grèce : le parquet européen enquête sur l’utilisation de fonds alloués à deux camps de migrants
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Dans le camp d’accueil de migrants, à Malakasa, (Grèce), le 17 juin 2023. STELIOS MISINAS/REUTERS En janvier 2023, Stelios Kouloglou, alors eurodéputé du parti de gauche Syriza, écrit à la procureure générale européenne, Laura Codruta Kovesi, au directeur général de l’Office européen de lutte antifraude, Ville Itala, et à la directrice exécutive d’Europol, Catherine de Bolle. Il les informe sur une série de cas de possible mauvaise gestion de la part du ministère des migrations de l’époque, notamment concernant deux camps de migrants, à Malakasa, près d’Athènes, et à Sintiki, dans le nord de la Grèce, financés par le Fonds européen Asile, migration et intégration. L’ex-eurodéputé et journaliste dénonce l’attribution des travaux dans ces camps de migrants, en avril et en juin 2020, sans appel d’offres public, par le biais d’une procédure dite « négociée sans publication préalable ». Le gouvernement avait justifié ce choix par l’urgence de la crise migratoire, avec les tensions à la frontière gréco-turque dans l’Evros, et en raison de la pandémie de Covid-19. Dans les faits, le nombre d’arrivées de migrants en Grèce n’a pas augmenté en 2020, bien au contraire : selon le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU, 15 696 personnes sont arrivées dans le pays cette année-là, contre 74 649 l’année précédente. A la suite de la tentative d’Ankara d’envoyer des milliers de réfugiés à sa frontière, Athènes s’était permis de suspendre l’étude des demandes d’asile pour un mois et avait décidé de muscler les contrôles aux frontières terrestres et maritimes. Il vous reste 70.98% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.





