France - Angleterre : De la honte nationale à la résurrection, les Bleus offrent une der' mouvementée à Deschamps
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•Comment ça, il y a un match dimanche soir entre l’Espagne et l’Argentine ?
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Les notes des BleusHigh-TechHigh-TechSciencesEspaceRéseaux sociauxIntelligence artificielleAmazonGoogleMétaApple10:00 Provence-Alpes-Côte d'Azur Le Programme SENSATIONNELLES by Intermarché La Ginguette : le fan club de l'équipe cycliste Intermarché-Wanty Publié le 19/07/2026 à 08h02 • Mis à jour le 19/07/2026 à 08h02 De notre envoyé spécial (pas) à Miami (mais à New York), Bravo aux Anglais pour leur titre de champion du monde. Comment ça, il y a un match dimanche soir entre l’Espagne et l’Argentine ? Hé bien, bon courage aux deux équipes pour parvenir à faire mieux que ce France-Angleterre, le match des losers comme ils aiment à l’appeler aux Etats-Unis, qui restera incontestablement comme la plus belle rencontre de cette Coupe du monde 2026, avec pas moins de dix buts marqués en un peu plus de 90 minutes (4-6). Les amateurs de tactique et d’équilibre, comme notre cher ex-sélectionneur Didier Deschamps, pourront toujours s’arracher les cheveux devant le replay mais les amateurs de divertissement et de hourra football, eux, en ont eu pour leur argent. Tout avait pourtant très mal commencé pour l’équipe de France, menée 4-0 à la pause après avoir offert à nos pauvres rétines ce que le football peut donner de pire quand on décide de l’insulter dans de telles proportions. Totalement amorphes, les Bleus ont laissé des boulevards XXL aux Anglais, qui ne se sont pas gênés pour profiter du cadeau, à l’image de cette frappe de Declan Rice, abandonné par la défense française, qui a eu tout le temps pour armer son tir et tromper un Mike Maignan en mode « portes de saloon ». Le second but signé Konsa de la tête sur corner suivra rapidement et, à ce moment précis, on s’est dit que ça sentait la manita des familles pour les vices champions du monde en titre. Sensation vite confirmée avec deux nouveaux pions comme à la parade, avec notamment un dernier en contre-attaque alors que cinq tricolores jouaient à la belotte au milieu du terrain pour laisser les Anglais gambader gaiement dans leur jardin et crucifier Maignan, réduit à un rôle de poupée désarticulée trimballée dans tous les sens (mais jamais dans le bon). A la pause, l’humiliation était totale et les Français choisissaient alors de retourner à leur apéro (ou sous leur couette), pensant que la suite serait du même calibre. On a nous-mêmes hésité plusieurs fois à basculer sur Fox News puisque, quitte à regarder des âneries, autant le faire avec les maîtres en la matière. On n’aurait pas pu faire pire choix car, au retour des vestiaires, probablement piqué dans leur honneur et leur orgueil, et conscient qu’il aurait été inhumain de finir sur une telle pitrerie pour la dernière de Didier Deschamps, les joueurs sont revenus des vestiaires totalement métamorphosés. Et profondément remaniés puisque « DD » décidait de changer 40 % de son équipe à la pause, renvoyant d’un seul coup de pelle Cherki, Doué, Konaté et Théo Hernandez sur le banc, pour donner leur chance à Barcola, Dembélé, Upamecano et Lucas Digne. « J’aurais pu en changer huit à la mi-temps, mais j’en ai déjà changé pas mal, dira-t-il après la rencontre. C’est bien que l’équipe ait eu cette réaction. » Sur son premier ballon chaud à jouer, Dayot Upamecano, décidément l’un des hommes de ce Mondial côté français, récupérait un ballon avec l’autorité qu’on lui connaît sur le côté droit avant de lancer Ousmane Dembélé, dont la passe en retrait pour Olise, une nouvelle fois en dessous de tout lors du premier acte, ouvrait alors le champ des possibles. D’une passe délicate en profondeur dont il a le secret, l’attaquant du Bayern trouvait Mbappé qui redonnait espoir au peuple français d’un plat du pied gauche parfaitement assuré. Ce fut alors le début du grand spectacle, avec des vagues bleus déferlant sur une défense anglaise en PLS, et dans la foulée Barcola, parfaitement trouvé dans la profondeur par Mbappé, crucifiait Henderson et sonnait la révolte bleue (2-4). Après le second but de Mobut' (3-4, 66e), faisant de lui le seul meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du monde devant Messi (qui tentera de lui répondre ce dimanche en finale), on ne donnait alors plus chère de la peau des hommes de Thomas Tuchel, réduits au rang de punching-ball, mais Olise fut alors coupable de deux ratés à vous donner des envies d’homicide (Xe, Xe). Dans la foulée, sur l’une des rares sorties de balle anglaise, Gusto fauchait Spencer et pleine course et Saka sanctionnait Maignan sur péno. Fin du show ? Que nenni ! Car Dembélé relançait le suspense et les espoirs de tout un peuple à deux minutes du coup de sifflet final d’une belle frappe enroulée du droit dans le petit filet opposé (4-5, 95e). Les dieux du spectacle auraient voulu que les Bleus égalisent sur l’ultime ballon mais une perte de balle de Rabiot côté gauche sonna le glas de la remontada tricolore. Sur le contre, Bellingham passait la défense en revue pour offrir à son équipe une victoire (6-4) de prestige et renvoyer les Bleus à leurs éternels regrets. Ceux de ne pas nous avoir offert un tel visage déchaîné quand la patrie en avait réellement besoin, quelques jours plus tôt en demi-finale face à l’Espagne. Interrogé au micro de M6, Adrien Rabiot, le meilleur tricolore face à la Roja malgré sa sortie à la pause à cause de son carton jaune, a tenu à régler quelques comptes après la première période indigne face aux Anglais. « On est entrés de manière assez honteuse dans cette première mi-temps. J’ai vu des comportements de certains joueurs que je n’avais jamais vu jusqu’ici. On s’est parlé à la mi-temps, on s’est dit qu’il fallait un peu d’orgueil, et ça a été nettement mieux en seconde période car, sur la première, certains comportements étaient inadmissibles. » Car cette équipe a montré en deuxième période qu’elle avait les armes et le caractère pour faire plier n’importe quel adversaire, pour peu qu’elle se mette à ne pas trembler des mollets devant lui au nom d’un incompréhensible complexe d’infériorité. A l’arrivée, l’histoire retiendra que l’aventure de Didier Deschamps à la tête de l’équipe de France se sera conclue par deux défaites consécutives, mais on préférera quant à nous retenir ces 45 dernières minutes de folie qui disent tout de ce que cette équipe de France était capable de procurer à ses supporters en termes d'émotion. Il faudra se servir de ça pour repartir de l’avant en septembre, avec un certain Divin Chauve aux commandes. 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