Flotte fantôme russe : le pétrolier arraisonné par la France est arrivé en baie de Douarnenez
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Flotte fantôme russe : le pétrolier arraisonné par la France est arrivé en baie de Douarnenez Par Le Figaro avec AFP Le 2 juin 2026 à 09h10 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets pétrolier Russie France Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Le navire sous sanctions européennes va désormais être immobilisé et maintenu à disposition de la justice dans le cadre d’une enquête de flagrance pour défaut de pavillon et refus d’obtempérer. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Le pétrolier en provenance de Russie, soupçonné d'arborer un faux pavillon camerounais et arraisonné dimanche par la France, est arrivé en baie de Douarnenez (Finistère), a constaté mardi un journaliste de l'AFP. Ce navire de la flotte fantôme russe, utilisée par Moscou pour contourner les sanctions occidentales contre ses ventes de pétrole, a pénétré dans la baie aux environs de 8 h. Le navire sous sanctions européennes va désormais être immobilisé et maintenu à disposition de la justice dans le cadre d'une enquête de flagrance pour défaut de pavillon et refus d'obtempérer. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Suivez les informations sur la guerre en Ukraine avec l'application du Figaro L'arraisonnement de ce pétrolier, dénommé le Tagor, est intervenu dimanche à plus de 400 milles nautiques (740 km) à l'ouest de la Bretagne. En provenance du port de Mourmansk, à l'extrême nord-ouest de la Russie, il se dirigeait vers la ville balnéaire de Limbé au Cameroun. Mais la Marine française a estimé qu'il s'agissait probablement d'un faux pavillon, et a décidé de monter à bord du navire, comme le permet la convention de Montego Bay sur le droit de la mer. Passer la publicité Publicité Une opération «à la limite de la piraterie internationale», dénonce la Russie Le Kremlin a dénoncé une opération «à la limite de la piraterie internationale», par la voix de son porte-parole Dmitri Peskov. Le capitaine, de nationalité russe, a «refusé à de multiples reprises d'obtempérer aux consignes» des militaires français, ce qui a rendu «nécessaire» une prise de contrôle du navire, selon le procureur de Brest Stéphane Kellenberger, qui a prévu de faire un point mercredi sur la procédure judiciaire en cours. «Il est inacceptable que des bateaux contournent les sanctions internationales, violent le droit de la mer et financent la guerre que mène la Russie contre l'Ukraine depuis plus de quatre ans», a commenté lundi Emmanuel Macron, en réaffirmant la détermination «constante et totale» de la France à lutter contre la flotte fantôme russe. L'interception de ce pétrolier est la quatrième de ce type effectuée par la France après celles du Deyna et du Grinch, arrêtés en Méditerranée respectivement en mars et janvier 2026, et celle du Boracay, arraisonné en septembre 2025 au large de Ouessant (Finistère).
