Financement de la lutte contre le réchauffement climatique : les pays développés dépassent leur objectif
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Un kiosque inondé à la suite de la montée des eaux du lac Tanganyika, à Gatumba (Burundi), le 9 mai 2025. LUIS TATO/AFP Les chiffres de la finance climatique sont encourageants. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a dévoilé, jeudi 21 mai, un dépassement de l’objectif d’aide des pays riches à destination des pays pauvres. Les pays développés ont consacré 136,7 milliards de dollars (environ 118 milliards d’euros) pour aider les Etats en développement face au changement climatique en 2024, montre un rapport publié par l’institution basée à Paris. Le document prend en compte les contributions bilatérales et multilatérales, par exemple à travers la Banque mondiale, au sein des secteurs publics et privés, aussi bien sous forme de prêts que de dons. C’est la troisième année d’affilée que l’objectif de 100 milliards de dollars défini par les pays développés lors de la COP Climat de Copenhague en 2009 est dépassé. En 2023, ces financements avaient atteint 132,8 milliards, indique l’OCDE, qui avait déjà annoncé en octobre 2025 que l’objectif serait « probablement » atteint pour cette année-là, sur la base de données préliminaires. En 2022, ils s’étaient établis à 115,9 milliards de dollars, selon l’organisation internationale. Lire aussi | Article réservé à nos abonnés COP29 : l’aide financière aux pays en développement est au cœur des discussions et provoque des tensions Lire plus tard Ces fonds ont pour objectif d’aider les pays en développement, qui sont les moins responsables du réchauffement climatique, à investir dans les énergies propres et à faire face aux conséquences du changement climatique. Incertitude sur les chiffres de 2025 Dans le détail, les financements publics ont reculé de 2,6 % pour s’établir à 101,6 milliards de dollars en 2024, avec une baisse notamment des financements bilatéraux, tandis que les contributions du secteur privé ont bondi à 30,5 milliards de dollars, contre 22,9 milliards l’année précédente. Faut-il y voir...





