Festival de Cannes : de Téhéran à la Croisette, les tribulations d’un poète cinéaste
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Karim Lakzadeh, lors du festival de Cannes (Alpes-Maritimes), le 21 mai 2026. LEA RENER/ACID CANNES 2026 Accrochée au-dessus du comptoir, une tête de zèbre observe les allées et venues de la clientèle. Des témoins assurent avoir vu l’animal décocher un clin d’œil complice lorsque Karim Lakzadeh, le 21 mai, a pénétré dans l’établissement. Nous sommes au Café des cinéastes, la tanière de l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion (ACID). Soit la plus alternative des sections cannoises, programmée par des réalisateurs. Leur capacité à dénicher des films d’une beauté aussi insolite qu’insolente n’est plus à démontrer. En atteste Living Twice, Dying Thrice, le cinquième long-métrage dudit Lakzadeh, qui a clos la présente édition de la sélection. Le cinéaste fêtera ses 40 ans dans moins d’un mois. « Etre à Cannes est mon cadeau », confie-t-il d’une voix joviale. Pour autant, il ne s’appesantit guère sur les difficultés, qu’on devine effroyables, ayant jalonné son voyage depuis Téhéran. Tout juste lâche-t-il qu’il a subi un interrogatoire, quelques jours avant le départ : « On m’a présenté deux options : soit je m’engage à tourner en respectant la loi, soit je pars. C’est une invitation implicite à l’exil. » Il vous reste 78.3% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.


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