Espagne : coalition entre la droite et l'extrême droite pour diriger la région d’Estrémadure, 74 mesures prévues
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Espagne : coalition entre la droite et l'extrême droite pour diriger la région d’Estrémadure, 74 mesures prévues Par Le Figaro avec AFP Le 22 avril 2026 à 14h47 Sujets Espagne Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Une vue de Badajoz surplombant le fleuve Guardiana et les remparts de l’Alcazaba, en Estrémadure en Espagne. (Image d’illustration) ADOBE STOCK Les deux partis Vox et PP étaient déjà parvenus à un accord dans cette région en 2023 mais à l’été 2024, Vox s’était retiré des cinq gouvernements régionaux où il siégeait en coalition avec le Parti populaire (PP, droite). Passer la publicité Passer la publicité Publicité En Espagne, la droite (PP) et l'extrême droite (Vox) sont parvenues mercredi à un accord pour diriger ensemble le gouvernement régional d'Estrémadure, dans l'ouest de l'Espagne, signe d'un rapprochement entre les deux formations qui avaient vu voler en éclats leurs précédentes coalitions régionales. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International María Guardiola a été réélue présidente régionale d'Estrémadure avec le soutien de Vox (40 votes pour, 25 contre et aucune abstention). Peu après son investiture, la présidente sortante a été étreinte par le leader local de Vox Óscar Fernández, qui sera désormais vice-président de ce gouvernement régional. Ce pacte a suscité de nombreuses critiques, en particulier de la part du gouvernement central dirigé par le socialiste Pedro Sánchez. Passer la publicité Publicité Ce dernier a fustigé mercredi devant le Parlement «un coup de pied donné à la Constitution» avec cet accord qui prévoit notamment une «priorité nationale» pour les prestations sociales notamment, et qui instaure, selon le Premier ministre, une discrimination entre les citoyens. D’autres régions pourraient parvenir à la même configuration Selon plusieurs extraits publiés par les médias espagnols, cet accord énumère 74 mesures orientées principalement vers la lutte contre l'immigration et érige le principe de «priorité nationale», à savoir que «les aides, subventions et prestations publiques» seront prioritairement attribuées «à ceux qui entretiennent un lien réel, durable et vérifiable avec le territoire». «C'est vous qui avez signé un accord inhumain, dégradant avec l'ultradroite. Le problème de notre démocratie, ce n'est pas que les ultras soient ultras. C'est que le Parti populaire signe un pacte totalement inhumain avec eux», a dénoncé le ministre de la Présidence et de la Justice Félix Bolaños devant le Congrès des députés à Madrid. Les deux partis Vox et PP étaient déjà parvenus à un accord dans cette région en 2023 mais à l'été 2024, Vox s'était retiré des cinq gouvernements régionaux où il siégeait en coalition avec le Parti populaire (PP, droite) en raison d'un désaccord sur la question de la répartition des mineurs étrangers sur le territoire. D'autres régions pourraient parvenir à la même configuration qu'en Estrémadure puisque en Aragon et en Castille-et-Léon, le PP est arrivé en tête de récents scrutins régionaux, mais sans obtenir de majorité absolue, sauf à s'allier avec Vox, en position d'arbitre. Par ailleurs, une autre élection est très attendue : le scrutin du 17 mai en Andalousie, région la plus peuplée du pays, que beaucoup considèrent comme une avant-première des législatives attendues l'an prochain.




