EN DIRECT - Vague migratoire à Ceuta : l’heure de la mise au point pour les Européens
•Les ministres de l'Intérieur européens se réuniront par téléphone mardi à 10 heures.
•L'afflux massif de migrants à Ceuta a révélé des faiblesses dans la coopération entre les pays de l'UE.
•La situation souligne l'urgence d'une mise au point sur les politiques migratoires européennes.
EN DIRECT - Vague migratoire à Ceuta : l’heure de la mise au point pour les Européens Par @Nicole Triouleyre Victor Mérat Publié le 04/08/2026 à 06h59, mis à jour le 04/08/2026 à 07h27 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Ceuta Union européenne Migrant Lire dans l’app Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Des migrants attendent devant le centre temporaire de migrants de Ceuta (CETI), après des traversées massives de migrants à pied et par mer depuis le Maroc vers le territoire espagnol, le 3 août 2026. Pedro Nunes / REUTERS Les ministres de l’Intérieur ont prévu de s’appeler ce mardi à 10 heures. L’arrivée en force de dizaines de milliers de personnes en fin de semaine dernière dans cette enclave espagnole d’Afrique du Nord a mis en lumière les fragilités de la coopération européenne sur les questions migratoires. Le direct Faits Essentiels Afficher plus 07:27 La chronique de Renaud Girard : « L’UE pourrait mourir de son incapacité à protéger ses frontières » Que pourra-t-il bien sortir de la réunion d’urgence des ministres de l’intérieur de l’Union européenne (UE) de ce mardi 4 août 2026 ? Elle sera consacrée au problème des migrations illégales d’êtres humains vers l’UE depuis l’Afrique et le Moyen-Orient. Les opinions publiques et les dirigeants politiques européens ont été traumatisés par la brutale invasion de Ceuta, enclave espagnole au Maroc, par 60 000 individus extra-européens, les 30 et 31 juillet 2026. Preuve que le problème affole désormais la grande majorité des sensibilités politiques européennes, cette réunion d’urgence a été réclamée à la fois par Giorgia Meloni – chef d’un gouvernement qui incarne en Italie une droite ouvertement radicale – et par Mette Frederiksen, la très sociale-démocrate dirigeante du gouvernement danois. Le problème de la migration illégale vers l’Europe, organisée par des gangs de trafiquants d’êtres humains avides de s’enrichir rapidement, et facilitée par des ONG européennes inconscientes, n’est pas nouveau. Mais jamais l’incapacité de l’UE à protéger ses frontières n’avait été montrée par un épisode aussi criant. Beaucoup se demandent si l’on n’est pas arrivé au moment où la goutte d’eau supplémentaire va faire déborder le vase. À lire aussi Renaud Girard : « L’UE pourrait mourir de son incapacité à protéger ses frontières » Partager via : Copier le lien Lien copié Mail Facebook X WhatsApp Messenger 06:55 Pedro Sanchez regrette l’attitude «égoïste» de certains pays de l’UE Le premier ministre espagnol Pedro Sanchez, dont le gouvernement défend une approche ouverte en matière migratoire, a répliqué par une lettre adressée aux chefs des institutions européennes. Dans cette missive, le leader espagnol critique vertement l’attitude «égoïste» de ces pays de l’UE, et réclame une réunion d’urgence à 27. Quelques heures plus tard, contre-missive de 22 pays, emmenés par l’Italie, le Danemark, l’Allemagne ou la Hongrie, appelant eux aussi à une visioconférence d’urgence. Mais avec un objectif bien différent: continuer à défendre leur ligne de fermeté sur l’immigration. La France ne s’est pas associée à cette initiative, estimant qu’elle revenait à instrumentaliser la situation dans l’enclave espagnole. Tout en soulignant que l’immense majorité des migrants ayant franchi la frontière avaient déjà été reconduits au Maroc. Le premier ministre espagnol Pedro Sanchez. Fabian Bimmer / REUTERS Partager via : Copier le lien Lien copié Mail Facebook X WhatsApp Messenger 06:53 À couteaux tirés, les Européens se retrouvent pour un échange franc sur Ceuta Après la crise, l’heure de la mise au point : une discussion à bâtons rompus est prévue mardi entre Européens pour tirer les leçons de l’épisode migratoire de Ceuta et des vives tensions qu’il a suscitées. L’arrivée en force de dizaines de milliers de personnes dans cette enclave espagnole d’Afrique du Nord a mis en lumière les fragilités de la coopération européenne sur les questions migratoires. Depuis la diffusion d’images de migrants franchissant illégalement la frontière hispano-marocaine à pied ou à la nage, deux camps s’opposent. D’un côté l’Espagne. De l’autre, les États de l’UE partisans d’une ligne migratoire très ferme, comme l’Italie ou le Danemark. Partager via : Copier le lien Lien copié Mail Facebook X WhatsApp Messenger 06:45 Bonjour et bienvenue dans ce direct Les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne ont prévu de se parler ce mardi à partir de 10 heures. Les images de plus de 50.000 migrants traversant à pied ou à la nage la frontière entre le Maroc et l’Espagne, abondamment relayées par la droite et l’extrême droite, ont placé le gouvernement espagnol sous le feu des critiques. La réunion de ce mardi des ministres de l’Intérieur devrait ainsi voir l’exécutif à Madrid confronté au mécontentement de nombreux pays, dont l’Italie de Giorgia Meloni, qui a mis en cause Pedro Sanchez pour son supposé laxisme aux frontières et sa politique migratoire d’accueil. Partager via : Copier le lien Lien copié Mail Facebook X WhatsApp Messenger Les publications apparaîtront ici Fermer À retenir - Après la crise, l’heure de la mise au point : une discussion en Européens à bâtons rompus est prévue mardi pour tirer les leçons de l’épisode migratoire de Ceuta et des vives tensions qu’il a suscitées. - Deux camps s’opposent : d’un côté l’Espagne. De l’autre, les États de l’UE partisans d’une ligne migratoire très ferme, comme l’Italie ou le Danemark. - Dès les premières photos et vidéos de migrants gagnant Ceuta par tous les moyens, ces pays sont montés au créneau, déplorant qu’une «immigration incontrôlée» constitue «une menace pour l’Europe». Ils ont dans la foulée exigé d’exclure l’Espagne de l’espace Schengen, la zone de libre circulation en Europe. - La France ne s’est pas associée à cette initiative, estimant qu’elle revenait à instrumentaliser la situation dans l’enclave espagnole. Tout en soulignant que l’immense majorité des migrants ayant franchi la frontière avaient déjà été reconduits au Maroc. Passer la publicité Publicitéالمصدر: Le Figaro | Source: Le Figaro
→Les ministres de l'Intérieur européens se réuniront par téléphone mardi à 10 heures.
→L'afflux massif de migrants à Ceuta a révélé des faiblesses dans la coopération entre les pays de l'UE.
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