Deux avions évitent une collision de justesse au-dessus de l’Atlantique grâce à un système de sécurité embarqué
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Deux avions évitent une collision de justesse au-dessus de l’Atlantique grâce à un système de sécurité embarqué Par Emma Confrère Le 20 juillet 2026 à 12h35 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets avion Collision Lire dans l’app Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Écouter l’article 4 min 9 s Écoute en cours Nouvelle fonctionnalité ! Nouveau ! Écoutez vos articles avec des voix plus naturelles et un lecteur audio amélioré Les deux appareils évoluaient à environ 11.000 mètres d’altitude sur l’axe aérien N857, chacun dans un sens opposé. Matteo Ceruti - stock.adobe.com En pleine nuit, au large des Canaries, un Airbus de la compagnie Iberia et un Boeing d’Air Europa se sont retrouvés sur la même route aérienne et à la même altitude. Quelques secondes les séparaient d’une potentielle catastrophe. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Un drame évité de justesse. En pleine nuit, au-dessus de l’Atlantique, deux avions de ligne transportant des passagers se sont retrouvés face à face sur la même route aérienne, à la même altitude. Quelques secondes les séparaient d’une potentielle catastrophe. Avant même que les contrôleurs aériens n’interviennent, un système de sécurité embarqué a pris le relais et ordonné aux deux appareils d’effectuer des manœuvres opposées, évitant une collision. L’incident, révélé par le média spécialisé Air Journal, s’est produit le 10 juillet à 1h23 UTC, soit 3h23 en France, au large des îles Canaries (Espagne). D’un côté, un Airbus A321XLR de la compagnie Iberia (vol IB140), qui reliait Recife, au Brésil, à Madrid. De l’autre, un Boeing 787-9 d’Air Europa (vol UX57), assurant le trajet inverse entre Madrid et São Paulo. Les deux appareils évoluaient à environ 11.000 mètres d’altitude sur l’axe aérien N857, chacun dans un sens opposé. Passer la publicité Publicité Alors que les deux avions se rapprochaient dangereusement, leur système anticollision embarqué, appelé TCAS (Traffic Collision Avoidance System) s’est automatiquement déclenché. Une première alerte sonore, appelée «Traffic Advisory», a averti les pilotes de la présence d’un autre appareil à proximité. Quelques instants plus tard, l’alerte est passée au niveau supérieur avec une «Resolution Advisory», signe d’une collision imminente. Une enquête lancée L’Airbus d’Iberia a alors entamé immédiatement une descente de 500 pieds, soit un peu plus de 152 mètres. Au même moment, le Boeing d’Air Europa a amorcé une montée de 400 pieds, soit un peu plus de 121 mètres. Cette réaction synchronisée a permis de rétablir une distance de sécurité entre les deux appareils. Une fois le danger écarté, les équipages ont reçu le message «Clear of conflict», indiquant qu’ils pouvaient reprendre leur trajectoire normale. Les deux vols ont ensuite poursuivi leur route jusqu’à leur destination sans autre incident. Des investigations sont depuis été lancées par la Commission d’enquête sur les accidents et incidents de l’aviation civile espagnole (CIAIAC) afin de déterminer pourquoi les deux avions se sont retrouvés dans cette situation. Ni Iberia, ni Air Europa n’ont, pour l’heure, communiqué publiquement sur cet événement. Un système né après plusieurs catastrophes aériennes Si cet incident n’a pas eu de conséquences, c’est grâce au TCAS, un dispositif présent à bord de la quasi-totalité des avions commerciaux modernes. Contrairement au contrôle aérien, il fonctionne de manière autonome et permet d’éviter une collision lorsqu’une perte de séparation est détectée, c’est-à-dire lorsque deux appareils se rapprochent au-delà des marges de sécurité prévues. Le système interroge environ une fois par seconde tous les avions équipés d’un transpondeur situés dans sa zone de détection. En analysant leur position, leur altitude et leur trajectoire, il est capable d’anticiper un risque de collision et de calculer automatiquement les manœuvres les plus adaptées pour chacun des appareils concernés. L’alerte la plus critique, la «Resolution Advisory», n’est déclenchée que lorsque le risque devient particulièrement élevé, généralement lorsque les avions ne sont plus qu’à 15 à 35 secondes d’un rapprochement dangereux ou que leur séparation verticale est inférieure à 750 pieds, soit environ 230 mètres. Passer la publicité Publicité Le développement du TCAS trouve son origine dans plusieurs accidents qui ont profondément marqué l’histoire de l’aviation. Les premières recherches remontent aux années 1950, après notamment la collision entre deux avions au-dessus du Grand Canyon en 1956, qui avait fait 128 morts, puis celle survenue au-dessus de New York en 1960. Aujourd’hui, l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) impose ce système sur les avions de plus de 5700 kg ainsi que sur ceux autorisés à transporter plus de 19 passagers.المصدر: Le Figaro | Source: Le Figaro
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