Des responsables talibans attendus ce mardi à Bruxelles pour parler immigration
Des responsables talibans attendus ce mardi à Bruxelles pour parler immigration Par Marie Rochereau-Krueger avec AFP Le 23 juin 2026 à 11h42 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets talibans Union européenne Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Des drapeaux européens flottent devant la commission européenne à Bruxelles. Yves Herman / REUTERS La perspective de cette rencontre, s’inscrivant dans la volonté de l’UE de durcir sa politique migratoire, a suscité de vives critiques à gauche et parmi les ONG de défense des droits humains. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Des responsables talibans sont attendus mardi à Bruxelles pour évoquer avec la Commission européenne le renvoi d'exilés afghans vers leur pays d'origine, une perspective dénoncée par les ONG. Lundi 22 juin, dans l’après-midi, cinq responsables talibans ont reçu des visas leur garantissant l’accès au territoire belge pour une journée, a indiqué un porte-parole du ministère belge des Affaires étrangères. La Belgique n'a pas précisé la date de ce déplacement, pour des raisons de sécurité, mais plusieurs sources et des médias afghans ont assuré qu'il aurait lieu mardi. La délégation afghane devait d'abord transiter en Turquie avant de parvenir en Belgique, selon ces sources. «Les cinq visas demandés ont été octroyés ce lundi en fin d'après-midi (...) seulement pour la Belgique et seulement pour un jour», avait déclaré Audrey Jacquiez, porte-parole du ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Le gouvernement taliban est revenu au pouvoir en 2021, après un retrait précipité des forces américaines d’Afghanistan, mais n’a depuis jamais été reconnu par l’Union européenne. La perspective de cette rencontre, s’inscrivant dans la volonté de l’UE de durcir sa politique migratoire, a suscité de vives critiques à gauche et parmi les ONG de défense des droits humains. «Les pays de l’UE sapent leur crédibilité en condamnant d’un côté les exactions des talibans, exigeant que leurs auteurs rendent des comptes, tout en coopérant avec les talibans sur les retours forcés d’autre part», a dénoncé Human Rights Watch (HRW). Passer la publicité Publicité «Nous n’allons pas reconnaître le régime taliban» Pour se défendre la Commission européenne souligne depuis des semaines que cette réunion, coordonnée avec la Suède, se déroule à un «niveau technique», et donc pas directement avec les leaders du gouvernement afghan. «Nous n’allons pas reconnaître le régime taliban, certainement pas, mais je pense qu’il est malgré tout important de leur parler», avait mis en avant le commissaire européen en charge de l’immigration, Magnus Brunner, il y a une dizaine de jours. La rencontre fait suite à deux déplacements de responsables européens en Afghanistan, portant sur le même sujet, a aussi fait valoir l’exécutif européen. Les pays de l’UE ont reçu environ un million de demandes d’asile déposées par des Afghans entre 2013 et 2024, selon l’agence de statistiques de l’UE. Environ deux fois moins ont été approuvées sur cette période. Une vingtaine de pays de l’UE cherchent des voies pour renvoyer des migrants vers l’Afghanistan, et particulièrement «des personnes qui constituent une menace pour la sécurité». «La priorité pour les États membres porte très clairement sur les personnes qui ont commis des crimes graves ou qui représentent une menace pour la sécurité», a souligné lundi à la presse un porte-parole de la Commission, Markus Lammert. Dans une lettre en octobre, ces États membres avaient réclamé à Bruxelles «des solutions diplomatiques et pratiques» pour avancer sur ce dossier. La Belgique est un des pays qui a poussé l’initiative sous l’autorité de la ministre de la Migration Anneleen Van Bossuyt, issue du camp conservateur flamand comme le Premier ministre Bart De Wever. Le chef de la diplomatie belge, le centriste francophone Maxime Prévot, a dit la semaine dernière «désapprouver personnellement la démarche d’inviter des représentants du régime des talibans à Bruxelles». Mais, a-t-il ajouté, en tant que pays hôte des institutions européennes, la Belgique doit «faciliter les réunions organisées par celles-ci et ne pas créer d’obstacles». «Cela ne vaut pas invitation par la Belgique». Les visas ont été octroyés lundi après un examen du profil des cinq responsables par les services de renseignement belges, a précisé la porte-parole du ministre. Cette analyse a montré qu’ils ne constituaient pas une menace.المصدر: Le Figaro | Source: Le Figaro
ملاحظة تحريرية | Editorial Note: نُشر هذا المقال في الأصل بواسطة Le Figaro. خبر (Khabr) هي منصة إعلامية أردنية مرخّصة تعمل بالذكاء الاصطناعي. نضيف قيمة تحريرية من خلال: تحليل ذكي للأخبار، ملخصات تلقائية، رواية صوتية بالذكاء الاصطناعي، ترجمة متعددة اللغات، وتدقيق الحقائق. هدفنا جعل الأخبار أكثر وضوحاً وسهولةً للقارئ العربي.
This article was originally published by Le Figaro. Khabr is a licensed Jordanian AI-powered news platform (Registration #82086). We add editorial value through: AI-powered news analysis, automated summaries, AI audio narration, multi-language translation (Arabic, English, French, Turkish), and AI fact-checking. Our mission is to make news more accessible and understandable for Arabic-speaking audiences worldwide.
