«Des conditions de combat réalistes» : Taïwan a simulé une invasion chinoise sur ses côtes
«Des conditions de combat réalistes» : Taïwan a simulé une invasion chinoise sur ses côtes Par Adrien Bez avec Reuters Le 9 juin 2026 à 08h09 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Taïwan Chine Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Pour le bien de l’exercice ont été utilisés des systèmes maison de roquettes Thunderbolt-2000, montés sur camion, mais aussi des obusiers Paladin de fabrication américaine, des missiles antichars, de l’artillerie et des mortiers. Angie Teo / REUTERS Taipei s’est entraîné mardi à repousser un assaut amphibie (naval puis terrestre), alors que les avions et navires de guerre chinois opèrent quasi quotidiennement autour de l’île revendiquée par Pékin. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Au petit matin ce mardi, des roquettes et des obus ont fusé dans le ciel de Taïwan. C’était un exercice. Mais pas n’importe lequel : l’armée de l’île a simulé une invasion chinoise sur ses côtes. Elle s’est entraînée à la repousser avec un temps de préparation réduit, scénario qu’elle décrit comme plus réaliste. Ce type d’assaut amphibie (naval puis terrestre) n’a rien d’improbable à l’heure où les avions et navires de guerre chinois opèrent quasi quotidiennement autour de Taïwan, Pékin n’ayant jamais renoncé à l’usage de la force pour contrôler l’île, qu’elle considère comme partie intégrante de son territoire. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International L’exercice s’est déroulé simultanément sur huit positions réparties sur un tronçon de 20 kilomètres autour de Taichung. C’est là, sur les plages et vasières de la côte ouest de l’île, face à la Chine, qu’une tentative de débarquement de l’armée chinoise est jugée la plus probable. Le commandant d’artillerie Ong Yih-ming a déclaré aux journalistes que les exercices ne consistaient plus en des manœuvres préétablies. Rendre ces entraînements moins prévisibles, et donc plus proches de la situation à laquelle les troupes seraient confrontées en combat réel, fait partie intégrante de la stratégie du gouvernement taïwanais pour moderniser ses forces armées. Passer la publicité Publicité «Ce qui distingue cet exercice des précédents, c’est que nous ne procédons plus à des tirs d’artillerie lourde dans une formation fixe et routinière comme auparavant», a expliqué Ong Yih-ming. «Cette fois-ci, le moment choisi pour prendre position s’est fondé sur des conditions de combat réalistes. Je pense donc que cet exercice a représenté un niveau de difficulté considérable pour nos troupes.» L’artilleur en chef, Liao Neng-cheng, a souligné que d’ordinaire, l’armée prenait position «une semaine à l’avance» afin de mettre en place des «préparatifs de tir». Pour cet exercice, elle n’est arrivée sur place «qu’un jour avant». «Notre temps de préparation a donc été relativement court.» «Kill zone» Pour le bien de l’exercice ont été utilisés des systèmes maison de roquettes Thunderbolt-2000, montés sur camion, mais aussi des obusiers Paladin de fabrication américaine, des missiles antichars, de l’artillerie et des mortiers. Le tout en vue d’établir une «kill zone» (zone de tir) pour repousser un assaut amphibie. L’armée a indiqué que c’était la première fois en sept ans que le Thunderbolt-2000 effectuait des tirs réels dans une zone opérationnelle. Ce système se distingue par sa capacité de neutralisation à longue portée et sa grande mobilité. Élu démocratiquement, le gouvernement taïwanais rejette les revendications de Pékin, affirmant que seul le peuple de l’île peut décider de son avenir. Ces dernières semaines, Taipei a déploré l’intensification des missions des garde-côtes chinois autour de ses côtes, notamment au large de sa côte est et autour des îles Pratas, contrôlées par Taïwan, à l’extrémité nord de la mer de Chine méridionale. «C’est le Parti communiste chinois qui tente de modifier le statu quo», a affirmé mardi Chiu Chui-cheng, le principal responsable taïwanais chargé de la politique vis-à-vis de la Chine, lors d’une interview accordée au média taïwanais CNews. «Nous ferons usage de la force et d’une capacité de dissuasion suffisante pour empêcher les communistes chinois de modifier le statu quo par la force», a ajouté celui qui dirige le Conseil des affaires continentales. La Chine refuse de dialoguer avec le président taïwanais Lai Ching-te, le qualifiant de «séparatiste».المصدر: Le Figaro | Source: Le Figaro
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