«Des accords commerciaux fantastiques, excellents pour nos deux pays», à Pékin, Trump se félicite des résultats obtenus
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«Des accords commerciaux fantastiques, excellents pour nos deux pays» : en Chine, Trump se félicite des résultats obtenus Par Le Figaro avec AFP Le 15 mai 2026 à 07h52 Sujets Donald Trump accord commercial Chine Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp C’est une visite historique, qui fera date», a estimé le chef d’État chinois. Evan Vucci / REUTERS Alors que son voyage en Chine touche à sa fin, le président américain a assuré avoir signé de nombreux contrats d’exportations et obtenu l’aide de Xi Jinping pour mettre fin au conflit dans le détroit d’Ormuz. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Donald Trump a assuré vendredi avoir décroché des accords commerciaux «fantastiques» et une offre d'aide chinoise pour débloquer le détroit d'Ormuz, lors d'un sommet avec son homologue Xi Jinping destiné à contenir les tensions bilatérales et internationales. «Nous avons conclu des accords commerciaux fantastiques, excellents pour nos deux pays», a dit le président américain sans plus de précision à l'occasion d'une nouvelle rencontre avec son homologue chinois à Zhongnanhai, complexe abritant les hauts dirigeants chinois près de la Cité interdite. À son côté, Xi Jinping a salué l'établissement entre les deux puissances rivales d'une nouvelle relation de «stabilité stratégique constructive», rendue publique par les Chinois la veille au premier jour du sommet.«C'est une visite historique, qui fera date», a-t-il ajouté. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Après un déjeuner de travail avec le chef d’État chinois, Donald Trump reprendra l'avion en début d'après-midi au terme de deux jours de visite d'État placés, malgré le faste et les amabilités, sous le signe des tensions globales et bilatérales. Le milliardaire républicain repartira avec des paroles encourageantes de son homologue sur la crise dans laquelle il est empêtré au Moyen-Orient, a-t-il dit dans un entretien accordé à la chaîne Fox News. Xi Jinping lui a déclaré «avec force» qu'il ne fournirait pas de matériel militaire à l'Iran, a-t-il indiqué. Quant au détroit d'Ormuz, «il a dit: -Si je peux être d'une quelconque aide, je serai ravi d'aider-», a assuré le locataire de la Maison-Blanche. Pékin a réclamé vendredi un cessez-le-feu complet au Moyen-Orient et la réouverture du détroit d'Ormuz «dès que possible», dans un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères en marge du sommet. Le ministère a répété que le conflit «n'aurait jamais dû se produire» et que la Chine continuerait à jouer un «rôle constructif» dans les efforts de paix. Passer la publicité Publicité Le président américain a aussi rapporté la promesse d'achat, faite par son hôte selon lui, de 200 «gros» Boeing. C'est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d'une centaine de gros-porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. Il a assuré que la Chine voulait acheter du pétrole et des produits agricoles américains, sans donner de chiffres. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l'Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l'effet des blocus iranien et américain, du détroit d'Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d'hydrocarbures, d'Iran mais aussi d'autres pays du Golfe. L'Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s'employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. À lire aussi Face à un Donald Trump pressé par le temps, la Chine joue la montre «Nation en déclin» La situation au Moyen-Orient est l'un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d'accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle (IA) et propriété intellectuelle... Les désaccords se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et États-Unis au sujet de Taïwan. Donald Trump n'a pas évoqué Taïwan sur Fox News, ni en public au côté du président chinois. La politique des États-Unis sur Taïwan «reste inchangée à ce jour», a dit le secrétaire d'État Marco Rubio à NBC News. Les États-Unis répondent systématiquement à la Chine que «tout ce qui imposerait ou forcerait un changement par rapport à la situation actuelle serait problématique», a-t-il dit. La compétition sino-américaine - stratégique, commerciale, technologique - est extensive. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, Chine et États-Unis se sont livrés une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. Les deux dirigeants ont conclu une trêve en octobre. Mais ce cessez-le-feu commercial reste exposé à l'instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par Donald Trump. Pékin a réaffirmé lors du sommet son vœu de certitude et de prévisibilité dans un monde en proie aux turbulences. Les deux chefs d’État se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», selon la diplomatie chinoise. «Nous devons être des partenaires, pas des rivaux», a dit Xi Jinping à son homologue américain. Le président chinois a promis d'ouvrir «toujours plus grand» la Chine aux entreprises étrangères. Les obstacles à l'accès au marché chinois sont l'un des grands griefs des États-Unis, comme d'autres pays développés, à l'encontre de Pékin. Donald Trump a emmené une importante délégation de grands patrons. La Maison Blanche espère repartir avec un certain nombre d'accords, par exemple dans le domaine de l'agriculture, ou de promesses d'investissements chinois aux États-Unis.





