Derrière la mort de Zita, 16 mois, nourrie aux laits végétaux, l’«aveuglement» de ses parents qui «pensaient savoir faire»
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Emilie et Maxime C. comparaissent devant la cour d’assises de Valence pour la mort de leur petite fille de 16 mois, Zita, en 2018. David Lanaspa pour Le Figaro Accueil Faits divers Réservé aux abonnés Derrière la mort de Zita, 16 mois, nourrie aux laits végétaux, l’«aveuglement» de ses parents qui «pensaient savoir faire» RÉCIT D’AUDIENCE - Convaincus de pouvoir se passer de médecine traditionnelle, Émilie et Maxime C. s’étaient enfermés dans un système de croyances. Huit ans après la mort de leur fille, ils sont jugés à Valence. Ils ont bénéficié, lors des réquisitions, de la clémence du ministère public. Par Esther Paolini envoyée spéciale à Valence (Drôme) Le 3 juin 2026 à 08h43 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Valence cour d'assises bio Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp «Je ne suis pas médecin, mais…» Mais Émilie C., ancienne coiffeuse désormais mère au foyer, sait mieux que quiconque ce qui est bon pour ses enfants. Elle est incollable sur l’aluminium dans les vaccins, les doses d’homéopathie légales en France, les supposées intolérances au lait de vache de sa progéniture… «On est une famille atypique, on ne rentre pas dans les cases», expose à la barre la petite femme menue, chevelure blonde impeccablement plaquée en queue-de-cheval. Des bracelets aux perles pastelles s’enroulent autour de ses poignets et ceux de son mari Maxime C., de ceux que l’on confectionne avec ses enfants un mercredi après-midi. Comme le signe des parents modèles que le couple s’est toujours convaincu d’être. Mais depuis l’ouverture de leur procès devant la cour d’assises de Valence pour «privation de soins ou d’alimentations suivie de mort sur mineur», leur réalité s’est fracassée dans le prétoire. Les clichés de leur fille Zita, 16 mois, juste avant sa mort en janvier 2018, sont venus raconter un tout autre récit. Avant d’être prise en charge par l’hôpital en urgence absolue, cela faisait trois mois que son état de santé s’était dégradé. Depuis l’arrêt de l’allaitement à l’automne, elle n’était nourrie que de «lait» de châtaigne, riz ou d’amande - des jus en réalité -, ce qui a entraîné une dénutrition sévère, une régression dans le développement. Zita ne tenait plus assise, ne s’alimentait plus et des symptômes gravissimes sont apparus sur son corps : de vastes «brûlures» lui grignotaient les pieds et les mains terriblement enflés, des escarres aux fesses, des «croûtes» aux commissures des lèvres… Peu à peu, l’enfant s’épuisait. Pour tenter de la soigner, ses parents s’étaient tournés vers les médecines parallèles et cet ostéopathe spécialisé en médecine chinoise qui suivait la famille depuis plusieurs années. Il avait déjà accepté de falsifier une partie des carnets de vaccination. «Je n’ai jamais voulu être négligente. Ce n’est pas un médecin, j’ai bien compris, mais c’est quelqu’un qui a une vision», s’est justifiée sa mère. Zita est morte… Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 81% à découvrir. Vous avez envie de lire la suite ? Débloquez tous les articles immédiatement. TESTEZ POUR 0,99€ Déjà abonné ? Connectez-vous




