De Moscou au Festival de Cannes, l’acteur Dmitri Mazourov s’expose : « Pas question de renoncer. Autant changer de vie, devenir chauffeur »
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Dmitri Mazourov lors du 79e Festival de Cannes, le 19 mai 2026. SAMEER AL-DOUMY/AFP Quelque part à Cannes, dans une pièce à l’écart du chaos. La projection en compétition de Minotaure, l’implacable miroir qu’Andreï Zviaguintsev tend sur les désastres de la Russie poutinienne, s’est achevée sous les acclamations. Durant tout notre entretien avec l’acteur principal, Dmitri Mazourov, sa compagne, comédienne comme lui, le filme avec dévotion. Si le couple semble filer un amour plus serein que celui du film, sa prise de parole l’expose : à 45 ans, le regard habité, le cou lesté de crucifix argentés, Dmitri Mazourov répond, à ses risques et périls. Comme Andreï Zviaguintsev, vous avez grandi à Novossibirsk, en Sibérie. Cela a-t-il joué ? A deux décennies près, nous avons suivi la même école de théâtre, avec le même prof : il commençait sa carrière quand il a formé Andreï, il la finissait avec moi. Nous avons débuté dans le même théâtre, le Globus. Puis nous sommes tous deux montés à Moscou. Lors des essais, par visio, la coïncidence l’a frappé : « Tu te fous de ma gueule, Dmitri ? » Outre ses théâtres, Novossibirsk est réputée pour l’opiniâtreté de ses habitants. Il vous reste 78.18% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.





