Daoud, le silence des agneaux (et des loups)
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ChroniqueChroniqueCulture & loisirs,LivresDaoud, le silence des agneaux (et des loups)L’écrivain franco-algérien Kamel Daoud, qui vit en France, vient d’être condamné à trois ans de prison ferme par un tribunal d’Oran pour avoir abordé la guerre civile algérienne dans son roman « Houris », prix Goncourt 2024. La chronique de l’humoriste Sophia Aram.Par Sophia Aram Le 26 avril 2026 à 08h15Sophia Aram, humoriste et chroniqueuse. Le Parisien DA/LP/Frédéric DugitOffrir cet articleRéagirEnregistrerPartagerOn aurait pu imaginer un gigantesque élan de solidarité de la part du monde littéraire et culturel français, mais visiblement, au pays des lumières tamisées par le manque de courage et de solidarité, la condamnation prononcée par la justice algérienne à l’encontre de l’écrivain Kamel Daoud émeut peu, ou du moins pas assez de ce côté de la Méditerranée.Le verdict est pourtant d’une violence folle : trois ans de prison ferme et cinq millions de dinars algériens d’amende pour avoir refusé de se soumettre à la bien mal nommée « charte pour la paix et la réconciliation nationale ». Une vaste fumisterie inventée par un régime aux abois et dont l’intention est d’interdire aux Algériens de regarder leur histoire en face. Drôle – façon de parler - de la part d’un régime qui exige de la France qu’elle fasse toute la lumière sur son passé colonial, tout en imposant l’amnésie générale à ses propres ressortissants.Lire l’article maintenantDéjà abonné ? Se connecterJournal du jour26 avril 2026Lire le journal





