Dans une tribune transpartisane, quinze personnalités politiques, dont Aurore Bergé, s'opposent à la GPA
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Dans une tribune transpartisane, quinze personnalités politiques, dont Aurore Bergé, s'opposent à la GPA Par Le Figaro avec AFP Le 28 mai 2026 à 20h10 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets GPA aurore bergé Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp La ministre chargée de l’Égalité femmes-hommes Aurore Bergé. Manon Cruz / REUTERS La tribune a notamment été signée par la sénatrice et ancienne ministre de l’Égalité et des Familles Laurence Rossignol, l’ex-ministre de la Santé Xavier Bertrand, ou Agnès Buzyn, à la tête du ministère de la Santé sous le gouvernement d’Édouard Philippe. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Quinze personnalités politiques de tous bords, emmenées par la ministre chargée de l'Égalité femmes-hommes Aurore Bergé, signent jeudi dans Ouest-France une tribune contre la Gestation pour autrui (GPA), aujourd'hui interdite en France, y compris quand elle est qualifiée d'«éthique». L'ancien premier ministre et candidat (Renaissance) à la présidentielle, Gabriel Attal, a relancé récemment le débat sur la GPA, en invitant à ne pas «l'occulter» et en soulignant que «sur tous ces sujets bioéthiques (...) la liberté de vote s'est imposée dans tous les partis». À l'instar de la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, qui s'est dite dimanche «extrêmement défavorable» à une possible légalisation de la GPA, les signataires de la tribune affirment leur opposition à cette méthode de procréation. «Avons-nous le droit de mettre le corps des femmes à la disposition du désir d'autrui?», s'interrogent ces signataires, parmi lesquels la sénatrice (PS) et ancienne ministre de l'Égalité et des Familles Laurence Rossignol, l'ex-ministre de la Santé Xavier Bertrand (LR), ou Agnès Buzyn, à la tête du ministère de la Santé sous le gouvernement d'Édouard Philippe. Passer la publicité Publicité «Un système organisé» «Notre réponse est non. Et elle est partagée, à gauche comme à droite, car certaines lignes transcendent les appartenances partisanes», affirment-ils. «Derrière l'“éthique”, il y a un marché estimé à près de 15 milliards de dollars en 2023, promis à plus de 100 milliards d'ici 2033. Un système organisé autour d'une logique d'offre et de demande où prospèrent agences et intermédiaires dans lequel les femmes qui portent les enfants des autres sont rarement celles qui détiennent le pouvoir», soulignent-ils. À l'argument selon lequel le recours à la GPA permettrait de répondre à «l'effondrement de la natalité», les signataires, parmi lesquels les anciennes Gardes des Sceaux Nicole Belloubet et Rachida Dati (LR), répondent que ce serait «confondre démographie et commerce reproductif». «Reste la question des enfants déjà nés de GPA pratiquées à l'étranger», ajoute la tribune. «Leur protection n'est pas négociable. Mais protéger un enfant et ses droits ne signifie pas valider le contrat qui l'a précédé». Maud Bregeon, dimanche, avait indiqué ne pas savoir «ce que signifie “éthique”», car «la maternité, la parentalité, c'est quelque chose de très personnel et je ne comprends pas dans quel cadre on imagine pouvoir mettre à disposition le ventre des femmes, que ce soit rémunéré ou pas».



