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Dans « Une forêt de bruit », le poète gazaoui Mosab Abu Toha dresse en vers l’inventaire de tout ce qu’il a perdu dans la tragédie du territoire palestinien

سياسة
Le Monde
2026/04/06 - 04:00 501 مشاهدة
A Jabalia, dans la bande de Gaza, en octobre 2024. MAHMOUD ZAKI/XINHUA-REA « Une forêt de bruit » (Forest of Noise), de Mosab Abu Toha, traduit de l’anglais et préfacé par Eve de Dampierre-Noiray, Julliard, « Poésie », 128 p., 19,50 €, numérique 14 €. Des chars avancent dans la poussière. Un hélicoptère tire une roquette sur une tour. Un petit garçon couvre le corps de sa sœur d’une couverture pour la protéger des bombes. Un homme fouille les décombres de sa maison, à la recherche d’une photographie de son grand-père… Ces scènes de Gaza, déchirantes, hantent le deuxième recueil de poèmes du Palestinien Mosab Abu Toha, Une forêt de bruit. Ecrite directement en anglais, « pour pouvoir parler à tout le monde », explique-t-il, sa poésie ne cherche ni l’évasion ni la virtuosité formelle. Brute, simple et immédiate, elle s’attache à rester au plus près des faits, ou des souvenirs familiaux, avec la précision d’un reporter, comme si le seul pouvoir de la poésie, ô combien dérisoire, consistait à nommer les choses pour tenter de les sauver. « Quand on vit à Gaza, on meurt plusieurs fois », écrit-il. Né en 1992 dans le camp de réfugiés d’Al-Chati, près de la ville de Gaza, Mosab Abu Toha se souvient d’un lieu où « les allées sont si étroites qu’un père et son fils ne peuvent y marcher côte à côte ». Il n’a connu que la guerre et la menace permanente des bombardements israéliens. « Des dizaines d’années plus jeune que la guerre, quelques années plus vieux que les bombes », écrit-il dans le très beau poème qui ouvre le recueil. Lorsque éclate la deuxième Intifada, en septembre 2000, sa famille doit quitter Al-Chati pour se réfugier à Beit Lahya, dans le nord de la bande de Gaza. Il vous reste 69.41% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
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